拍品专文
En 1505, un buste antique, alors identifié comme celui de l’empereur Vitellius, est découvert sur le mont Quirinal à Rome. Il entre dans la collection du cardinal Domenico Grimani, qui le lègue à la République de Venise à sa mort en 1523. L’œuvre rejoint alors les collections publiques de la ville où elle est successivement exposée au Palais des Doges puis à la Libreria Marciana. Elle devient rapidement l’un des modèles les plus célèbres de la cité, comme en témoignent les nombreuses reprises dont elle fait l’objet, tant en peinture qu’en sculpture. Cette identification à Vitellius, figure pour laquelle l’iconographie antique était lacunaire, permettait de combler un manque dans les séries des Douze Césars, très prisées à la Renaissance. Le type ainsi fixé connaît une large diffusion. On en trouve notamment une reprise en porphyre, matériau impérial par excellence dans l’Antiquité, datée du XVIIIe siècle et issue de la collection Hope, réapparue sur le marché de l’art parisien en 2021.
Notre relief se distingue par sa découpe et son traitement en profil qui suggèrent une insertion dans un fond encadré. À cet égard, il n’est pas sans évoquer la série de portraits ovales des Médicis attribuée à Francesco Ferrucci del Tadda, aujourd’hui conservée au Museo Nazionale del Bargello. Formé par son père, Francesco del Tadda appartient à une famille spécialisée dans la taille des pierres dures. Les Ferrucci se distinguent notamment par leur maîtrise du porphyre, matériau d’une extrême dureté dont la mise en œuvre à grande échelle s’était en partie perdue depuis l’Antiquité.
Dans cette perspective, notre relief pourrait s’inscrire dans une série analogue, non plus dédiée aux Médicis, mais aux empereurs romains, suivant le modèle des cycles des Douze Césars. Toutefois, en l’état actuel des connaissances, l’historiographie n’a pas encore mis en évidence de commande comparable, ni de série en porphyre représentant des empereurs antiques de profil, qui permettrait d’étayer définitivement cette hypothèse.
Notre relief se distingue par sa découpe et son traitement en profil qui suggèrent une insertion dans un fond encadré. À cet égard, il n’est pas sans évoquer la série de portraits ovales des Médicis attribuée à Francesco Ferrucci del Tadda, aujourd’hui conservée au Museo Nazionale del Bargello. Formé par son père, Francesco del Tadda appartient à une famille spécialisée dans la taille des pierres dures. Les Ferrucci se distinguent notamment par leur maîtrise du porphyre, matériau d’une extrême dureté dont la mise en œuvre à grande échelle s’était en partie perdue depuis l’Antiquité.
Dans cette perspective, notre relief pourrait s’inscrire dans une série analogue, non plus dédiée aux Médicis, mais aux empereurs romains, suivant le modèle des cycles des Douze Césars. Toutefois, en l’état actuel des connaissances, l’historiographie n’a pas encore mis en évidence de commande comparable, ni de série en porphyre représentant des empereurs antiques de profil, qui permettrait d’étayer définitivement cette hypothèse.
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