拍品专文
Ce tableau inédit de Domenico Roberti (vers 1647-1707) doit être considéré, par sa complexité et son originalité, comme le chef-d’œuvre du peintre romain. La toile constitue un exemple précoce de veduta ideata, ces assemblages de monuments destinés à être identifiés, disposés dans des agencements spatiaux inédits, qui trouveront plus tard leur apogée dans l’œuvre de Giovanni Paolo Panini (1691-1765). Or, Panini situe habituellement ses vedute ideate dans le Forum romain – le choix de la place Saint-Pierre comme cadre d’une telle scène est exceptionnellement rare, voire inédit.
On reconnaît la représentation de la place Saint-Pierre avant la construction de la colonnade du Bernin (1598-1680), avec son obélisque et sa fontaine. S’y trouve insérée la célèbre statue de Marc Aurèle (121-180), en réalité située sur la place du Capitole, dont la tour apparaît en haut à droite. À droite se trouvent la colonne Trajane, le temple d’Antonin et Faustine et l’arc de Constantin, tous situés sur le Forum romain. L’arc est particulièrement intéressant, car il est représenté dans son état antérieur aux restaurations entreprises au XVIIIe siècle. À gauche figurent le groupe des Dioscures, en réalité situé sur la place du Quirinal, un aperçu du Colisée, la façade du Panthéon et, à l’arrière-plan, le château Saint-Ange.
Au premier plan, on remarque le fameux Hercule Farnèse. À ses pieds se trouvent les armoiries papales de l’un des deux papes de la famille Orsini : Célestin III (Giacinto Orsini), pape de 1191 à 1198, ou Nicolas III (Jean Gaëtan Orsini), pape de 1277 à 1280. Étant donné qu’il n’y eut pas de pape Orsini du vivant de Roberti, l’hypothèse se pose qu’un membre de cette illustre famille ait commandé le tableau.
Les figures qui se promènent parmi ces ruines antiques et l’architecture du Saint-Siège se caractérisent par une élégance formelle et des visages aux traits adoucis, typiques de l’œuvre de Giovanni Ghisolfi (1623-1683), peintre dont les tableaux ont profondément inspiré Roberti, qui se permet d’emprunter librement les figures de son aîné. Cette influence se manifeste également dans l’inclusion du Torse de Chiton (actuellement conservé au musée du Vatican) en bas à gauche. Motif rare dans les scènes de ruines, il apparaît dans de nombreux tableaux de Ghisolfi.
Nous tenons à remercier Professeur David R. Marshall d’avoir proposé l’attribution de ce tableau à Domenico Roberti sur la base d’un examen photographique de l’œuvre et d’avoir contribué à la rédaction de cette notice.
On reconnaît la représentation de la place Saint-Pierre avant la construction de la colonnade du Bernin (1598-1680), avec son obélisque et sa fontaine. S’y trouve insérée la célèbre statue de Marc Aurèle (121-180), en réalité située sur la place du Capitole, dont la tour apparaît en haut à droite. À droite se trouvent la colonne Trajane, le temple d’Antonin et Faustine et l’arc de Constantin, tous situés sur le Forum romain. L’arc est particulièrement intéressant, car il est représenté dans son état antérieur aux restaurations entreprises au XVIIIe siècle. À gauche figurent le groupe des Dioscures, en réalité situé sur la place du Quirinal, un aperçu du Colisée, la façade du Panthéon et, à l’arrière-plan, le château Saint-Ange.
Au premier plan, on remarque le fameux Hercule Farnèse. À ses pieds se trouvent les armoiries papales de l’un des deux papes de la famille Orsini : Célestin III (Giacinto Orsini), pape de 1191 à 1198, ou Nicolas III (Jean Gaëtan Orsini), pape de 1277 à 1280. Étant donné qu’il n’y eut pas de pape Orsini du vivant de Roberti, l’hypothèse se pose qu’un membre de cette illustre famille ait commandé le tableau.
Les figures qui se promènent parmi ces ruines antiques et l’architecture du Saint-Siège se caractérisent par une élégance formelle et des visages aux traits adoucis, typiques de l’œuvre de Giovanni Ghisolfi (1623-1683), peintre dont les tableaux ont profondément inspiré Roberti, qui se permet d’emprunter librement les figures de son aîné. Cette influence se manifeste également dans l’inclusion du Torse de Chiton (actuellement conservé au musée du Vatican) en bas à gauche. Motif rare dans les scènes de ruines, il apparaît dans de nombreux tableaux de Ghisolfi.
Nous tenons à remercier Professeur David R. Marshall d’avoir proposé l’attribution de ce tableau à Domenico Roberti sur la base d’un examen photographique de l’œuvre et d’avoir contribué à la rédaction de cette notice.
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
