拍品专文
Ce tableau inédit, d'une remarquable sensibilité, vient enrichir le corpus fascinant du Maître des demi-figures, appellation que l'on doit à Max Jakob Friedländer (1867-1958) au tournant du XXe siècle. Le langage formel de ce groupe se caractérise par des représentations le plus souvent à mi-corps de jeunes femmes tirées des Écritures ou de l'Antiquité. Ces figures se distinguent par leurs visages doux et idéalisés, de forme ovale, tournés de trois-quarts, aux paupières légèrement abaissées. Leur traitement trahit l'influence des peintres brugeois Adriaen Isenbrandt (1480-1551) et Ambrosius Benson (1490-1550), ainsi que du maître bruxellois Bernard van Orley (1487-1541).
La jeune femme représentée en train d'écrire une lettre est parfois identifiée à Marie Madeleine. Le vase à nard visible à l'arrière-plan – l'un de ses attributs les plus constants dans l'iconographie chrétienne – renvoie à l'épisode évangélique au cours duquel Marie Madeleine répandit du parfum sur les pieds du Christ en témoignage d'humilité. Sur le plan stylistique, le tableau se laisse rapprocher de deux autres représentations de Marie Madeleine répertoriées par Friedländer (Early Netherlandish Painting, New York-Washington, 1975, XII, p. 99, n°91-92).
Le corpus du Maître des demi-figures, vraisemblablement actif à Anvers et à Malines dans la première moitié du XVIe siècle, bien que plusieurs historiens de l'art estiment aujourd'hui que le groupe réunit en réalité plusieurs mains distinctes, réunit aujourd'hui plus d'une centaine d'œuvres. Le présent tableau se distingue par son charme et sa maîtrise d'exécution, qui en font un exemple particulièrement accompli. Une attention soutenue est portée au rendu des étoffes : velours et mousseline se répondent avec subtilité, tandis que les manches, resserrées de rubans brodés, confèrent à la figure une élégance raffinée. La lettre elle-même, dont la calligraphie semble davantage évoquée que transcrite, est traitée avec une minutie remarquable. Notons enfin le détail du reflet de la nuque de la jeune femme dans l'œil-de-bœuf du fond, qui ajoute une touche supplémentaire de délicatesse et de sensualité à l'ensemble de la composition, et convoque l’héritage de Jan van Eyck (vers 1390-1441) et ses Époux Arnolfini (National Gallery, Londres, inv. NG186).
La jeune femme représentée en train d'écrire une lettre est parfois identifiée à Marie Madeleine. Le vase à nard visible à l'arrière-plan – l'un de ses attributs les plus constants dans l'iconographie chrétienne – renvoie à l'épisode évangélique au cours duquel Marie Madeleine répandit du parfum sur les pieds du Christ en témoignage d'humilité. Sur le plan stylistique, le tableau se laisse rapprocher de deux autres représentations de Marie Madeleine répertoriées par Friedländer (Early Netherlandish Painting, New York-Washington, 1975, XII, p. 99, n°91-92).
Le corpus du Maître des demi-figures, vraisemblablement actif à Anvers et à Malines dans la première moitié du XVIe siècle, bien que plusieurs historiens de l'art estiment aujourd'hui que le groupe réunit en réalité plusieurs mains distinctes, réunit aujourd'hui plus d'une centaine d'œuvres. Le présent tableau se distingue par son charme et sa maîtrise d'exécution, qui en font un exemple particulièrement accompli. Une attention soutenue est portée au rendu des étoffes : velours et mousseline se répondent avec subtilité, tandis que les manches, resserrées de rubans brodés, confèrent à la figure une élégance raffinée. La lettre elle-même, dont la calligraphie semble davantage évoquée que transcrite, est traitée avec une minutie remarquable. Notons enfin le détail du reflet de la nuque de la jeune femme dans l'œil-de-bœuf du fond, qui ajoute une touche supplémentaire de délicatesse et de sensualité à l'ensemble de la composition, et convoque l’héritage de Jan van Eyck (vers 1390-1441) et ses Époux Arnolfini (National Gallery, Londres, inv. NG186).
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