拍品专文
Ce portrait merveilleusement détaillé représente un mari et sa femme assis avec leurs six enfants autour d’une table abondamment garnie. Accrochés au mur derrière le groupe figurent les portraits d’un couple âgé, probablement les parents du mari, qui seraient décédés avant l’exécution de l’œuvre. Leur présence souligne à la fois la continuité de la famille à travers le temps et la croyance en une vie après la mort.
L’artiste semble avoir eu connaissance d’autres portraits de groupe du milieu du XVIe siècle, tels que le Portrait de famille de Frans Floris (1517-1570), daté de 1561, aujourd’hui conservé au Museum Wuyts van Campen à Lier (inv. 52), ou encore le Portrait de famille aujourd’hui attribué à Floris et parfois considéré comme représentant la famille de l’artiste, daté de 1577 (fig. 1, musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, inv. 826.4). Cependant, les vêtements de la famille indiquent une date d’exécution située dans les années 1590.
De manière fascinante, l’artiste inclut d’autres indices quant à l’identité de nos modèles, qui sont très probablement mennonites ou anabaptistes, deux groupes culturels importants dans les Pays-Bas du Nord à cette époque. L’un des principaux enseignements de ces deux groupes était le baptême des croyants ; ils considéraient le baptême comme un signe conscient de foi personnelle fondé sur une étude active de la foi chrétienne. Cela signifiait que les bébés n’étaient pas baptisés ; à la place, on pratiquait le baptême des adultes, suivant le modèle du Christ dans le Nouveau Testament. La présence de la scène du baptême du Christ dans la partie supérieure droite de la composition constitue ainsi un indice fort que la famille représentée suivait cette pratique.
En plus de cette image très explicite, le repas que la famille s’apprête à prendre renforce encore cette hypothèse : le père pose ostensiblement la main sur une miche de pain, tandis que le fils au premier plan tend une grappe de raisin à sa mère. Symboles du pain et du vin de l’eucharistie, ce simple repas devient une représentation visuelle de la sainte communion. Cette dernière était l’une des ordonnances pratiquées par les anabaptistes, manifestant la foi du participant.
L’artiste semble avoir eu connaissance d’autres portraits de groupe du milieu du XVIe siècle, tels que le Portrait de famille de Frans Floris (1517-1570), daté de 1561, aujourd’hui conservé au Museum Wuyts van Campen à Lier (inv. 52), ou encore le Portrait de famille aujourd’hui attribué à Floris et parfois considéré comme représentant la famille de l’artiste, daté de 1577 (fig. 1, musée Crozatier, Le Puy-en-Velay, inv. 826.4). Cependant, les vêtements de la famille indiquent une date d’exécution située dans les années 1590.
De manière fascinante, l’artiste inclut d’autres indices quant à l’identité de nos modèles, qui sont très probablement mennonites ou anabaptistes, deux groupes culturels importants dans les Pays-Bas du Nord à cette époque. L’un des principaux enseignements de ces deux groupes était le baptême des croyants ; ils considéraient le baptême comme un signe conscient de foi personnelle fondé sur une étude active de la foi chrétienne. Cela signifiait que les bébés n’étaient pas baptisés ; à la place, on pratiquait le baptême des adultes, suivant le modèle du Christ dans le Nouveau Testament. La présence de la scène du baptême du Christ dans la partie supérieure droite de la composition constitue ainsi un indice fort que la famille représentée suivait cette pratique.
En plus de cette image très explicite, le repas que la famille s’apprête à prendre renforce encore cette hypothèse : le père pose ostensiblement la main sur une miche de pain, tandis que le fils au premier plan tend une grappe de raisin à sa mère. Symboles du pain et du vin de l’eucharistie, ce simple repas devient une représentation visuelle de la sainte communion. Cette dernière était l’une des ordonnances pratiquées par les anabaptistes, manifestant la foi du participant.
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