拍品专文
Cette spectaculaire vue de Paris présente avec précision une partie des rives gauche, avec le quai Malaquais, et droite, avec le quai du Louvre, dans un état partiellement disparu aujourd’hui.
La perspective s’ouvre depuis le Pont-Neuf, aujourd’hui plus vieux pont de Paris, mais achevé quelques années avant la réalisation de cette peinture (1607). Ce pont était le premier libre de constructions, à la différence du Pont-Notre-Dame empesé de demeures sous l’Ancien Régime, ou bien du Pont-au-Double reliant la Seine à l’Hôtel-Dieu, effondré en 1709 de surcharge. Ce nouveau pont pouvait accueillir les marchés volants et fluidifier le trafic entre les deux rives du fleuve.
Au centre, on retrouve la statue équestre originale d’Henri IV (1553-1610) réalisée sur le modèle de Giambologna (1529-1606) et déposée en 1614. Cette sculpture avait donné son nom à cette place dégagée, la 'place du cheval de bronze', comme on peut le lire sur une gravure d’époque par Adam Pérelle (actif en 1638-1695). Représentant le premier roi Bourbon, elle fut détruite à la Révolution française, et remplacée en 1818 par la réplique actuelle réalisée par le sculpteur Lemot (1771-1827) qui s’inspira des fragments retrouvés de l’originale et probablement aussi des vues d’époque de la place.
Sur la rive gauche, on distingue le Collège des Quatre-Nations, actuel dôme en dessous duquel se tiennent les assemblées des Immortels de l’Académie française. L’édifice était à l’époque l’emplacement de la première université parisienne. Le Collège se donnait la mission de réunir des élèves d’élite de quatre nations (l’Alsace, l’Artois, le Pignerol et le Roussillon). Jacques-Louis David (1748-1825) ou d’Alembert (1717-1783) comptèrent parmi les étudiants de l’établissement avant que la Révolution ne le transforme en Comité du salut public puis en école des Beaux-Arts pendant un temps.
À droite, la grande galerie du Louvre est cernée d’échafaudages. Conçue par Le Vau (1612-1670) dans les années 1660, la façade de 'la galerie du bord de l’eau' présente un état antérieur à son aspect actuel, hérité du XIXe siècle. On y voit le grand dessin imaginé par l’architecte avec un pavillon central saillant, s'étendant vers l'est pour s'engager sous la future colonnade.
Manifestement, ce point de vue fut apprécié des artistes comme en témoignent la peinture également anonyme conservée au musée Carnavalet (Paris, inv. P.646) ou la gravure de Stefano della Bella de 1646 embrassant également ce panorama.
Si son auteur demeure anonyme, on sait qu’une communauté d’artistes nordiques résidant au quartier Saint-Germain de Paris apportèrent cette culture de vues topographiques aux larges horizons dans la vie artistique parisienne. Les quatre vues peintes par Abraham de Verwer (vers 1586-1650) entre 1639 et 1640 attestent de cet attrait naissant de documenter en détails une ville en plein épanouissement (musée Carnavalet, Paris, inv. P. 331, P. 332, P. 333, P. 1730).
La perspective s’ouvre depuis le Pont-Neuf, aujourd’hui plus vieux pont de Paris, mais achevé quelques années avant la réalisation de cette peinture (1607). Ce pont était le premier libre de constructions, à la différence du Pont-Notre-Dame empesé de demeures sous l’Ancien Régime, ou bien du Pont-au-Double reliant la Seine à l’Hôtel-Dieu, effondré en 1709 de surcharge. Ce nouveau pont pouvait accueillir les marchés volants et fluidifier le trafic entre les deux rives du fleuve.
Au centre, on retrouve la statue équestre originale d’Henri IV (1553-1610) réalisée sur le modèle de Giambologna (1529-1606) et déposée en 1614. Cette sculpture avait donné son nom à cette place dégagée, la 'place du cheval de bronze', comme on peut le lire sur une gravure d’époque par Adam Pérelle (actif en 1638-1695). Représentant le premier roi Bourbon, elle fut détruite à la Révolution française, et remplacée en 1818 par la réplique actuelle réalisée par le sculpteur Lemot (1771-1827) qui s’inspira des fragments retrouvés de l’originale et probablement aussi des vues d’époque de la place.
Sur la rive gauche, on distingue le Collège des Quatre-Nations, actuel dôme en dessous duquel se tiennent les assemblées des Immortels de l’Académie française. L’édifice était à l’époque l’emplacement de la première université parisienne. Le Collège se donnait la mission de réunir des élèves d’élite de quatre nations (l’Alsace, l’Artois, le Pignerol et le Roussillon). Jacques-Louis David (1748-1825) ou d’Alembert (1717-1783) comptèrent parmi les étudiants de l’établissement avant que la Révolution ne le transforme en Comité du salut public puis en école des Beaux-Arts pendant un temps.
À droite, la grande galerie du Louvre est cernée d’échafaudages. Conçue par Le Vau (1612-1670) dans les années 1660, la façade de 'la galerie du bord de l’eau' présente un état antérieur à son aspect actuel, hérité du XIXe siècle. On y voit le grand dessin imaginé par l’architecte avec un pavillon central saillant, s'étendant vers l'est pour s'engager sous la future colonnade.
Manifestement, ce point de vue fut apprécié des artistes comme en témoignent la peinture également anonyme conservée au musée Carnavalet (Paris, inv. P.646) ou la gravure de Stefano della Bella de 1646 embrassant également ce panorama.
Si son auteur demeure anonyme, on sait qu’une communauté d’artistes nordiques résidant au quartier Saint-Germain de Paris apportèrent cette culture de vues topographiques aux larges horizons dans la vie artistique parisienne. Les quatre vues peintes par Abraham de Verwer (vers 1586-1650) entre 1639 et 1640 attestent de cet attrait naissant de documenter en détails une ville en plein épanouissement (musée Carnavalet, Paris, inv. P. 331, P. 332, P. 333, P. 1730).
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