拍品专文
Ce tableau inédit du peintre normand Nicolas Colombel (1644-1717) constitue une redécouverte remarquable dans son œuvre. Le sujet est tiré du Livre de Tobie de l’Ancien Testament. Malgré la popularité de ce thème auprès des artistes à travers les siècles, cette toile compte parmi les rares œuvres de Colombel dans lesquelles l’artiste s’attaque à un sujet qui n’avait pas été traité auparavant par Nicolas Poussin (1594-1665), dont l’œuvre influença profondément celle du peintre normand, et ce dès avant son arrivée à Rome vers 1670 (pour approfondir le parcours de l’artiste, voir K. Chastagnol, ‘Nicolas Colombel, peintre normand entre Rome et Paris’, in Nicolas Colombel, [cat. exp.], Mayenne, 2012, pp. 64-116).
Cette histoire raconte comment Tobie est envoyé par son père aveugle recouvrer une dette. Il est accompagné sur son chemin par un inconnu, qui s’avère être l’archange Raphaël. Un jour, le long du Tigre, un gros poisson surgit hors de l’eau. Alors Raphaël s’exclame : ‘Attrape le poisson, et ne lâche pas !’ (Tb 6, 3). Il explique à Tobie qu’il peut guérir la cécité de son père en utilisant les organes du poisson. Colombel se sert de ce moment de surprise pour insuffler du drame à sa composition : le chien grogne, Tobie recule, apeuré, tandis que l’archange lui ordonne de se jeter sur le poisson monstrueux.
Le tableau est à mettre stylistiquement en relation avec Moïse défendant les filles de Jéthro, actuellement au Cantor Arts Center de l’University de Stanford (inv. 1980.43), ainsi qu’avec le Christ guérissant les aveugles de Jéricho (fig. 1, Saint Louis Art Museum, inv. 12:1957). Ce dernier fut peint à Rome en 1682 puis envoyé à Paris ; nous pouvons donc proposer une date d’exécution dans la première moitié des années 1680 pour Tobie et l’ange, pendant la période romaine de l’artiste.
Cette histoire raconte comment Tobie est envoyé par son père aveugle recouvrer une dette. Il est accompagné sur son chemin par un inconnu, qui s’avère être l’archange Raphaël. Un jour, le long du Tigre, un gros poisson surgit hors de l’eau. Alors Raphaël s’exclame : ‘Attrape le poisson, et ne lâche pas !’ (Tb 6, 3). Il explique à Tobie qu’il peut guérir la cécité de son père en utilisant les organes du poisson. Colombel se sert de ce moment de surprise pour insuffler du drame à sa composition : le chien grogne, Tobie recule, apeuré, tandis que l’archange lui ordonne de se jeter sur le poisson monstrueux.
Le tableau est à mettre stylistiquement en relation avec Moïse défendant les filles de Jéthro, actuellement au Cantor Arts Center de l’University de Stanford (inv. 1980.43), ainsi qu’avec le Christ guérissant les aveugles de Jéricho (fig. 1, Saint Louis Art Museum, inv. 12:1957). Ce dernier fut peint à Rome en 1682 puis envoyé à Paris ; nous pouvons donc proposer une date d’exécution dans la première moitié des années 1680 pour Tobie et l’ange, pendant la période romaine de l’artiste.
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