ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1670
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ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1670

Vue de Paris prise du Pont-Neuf avec le Collège des Quatre-Nations et le Palais du Louvre

细节
ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1670
Vue de Paris prise du Pont-Neuf avec le Collège des Quatre-Nations et le Palais du Louvre
huile sur toile
77,5 x 123 cm (30 ½ x 48 ½ in.)
来源
Paul du Böys (1862-1941) ; sa vente après décès, hôtel Drouot, Paris, 28 mars 1941, (Me Baudoin), lot 19 (comme école française du XVIIe siècle).
Vente anonyme, Sotheby's, Paris, 27 juin 2002, lot 12 (comme école française vers 1670) ;
Puis acquis par le propriétaire actuel.
更多详情
FRENCH SCHOOL CIRCA 1670, VIEW OF PARIS FROM THE PONT-NEUF, SHOWING THE COLLÈGE DES QUATRE-NATIONS AND THE LOUVRE PALACE, OIL ON CANVAS

This spectacular view of Paris depicts in great detail part of both the left bank, with the Quai Malaquais, and the right bank, with the Quai du Louvre, as it would have been at the end of the 17th Century.

The perspective opens from the Pont Neuf, now the oldest bridge in Paris, though at the time of the painting it would still have been considered comparatively 'neuf' French for new, having been built in 1607. It was the first bridge to be free of buildings, unlike the Pont Notre-Dame, crowded with houses under the Ancien Régime, or the Pont au Double linking the Seine to the Hôtel-Dieu, which collapsed in 1709 due to excessive weight of the shops and houses that stood on it. This new bridge, in contrast, only hosted temporary markets and helped ease traffic between the two banks of the river.

At the center stands the original equestrian statue of Henry IV (1553-1610), created after a model by Giambologna (1529-1606) and installed in 1614. This sculpture gave its name to the open square, known as the Place du Cheval de Bronze (Bronze Horse Square), as seen in a contemporary engraving by Adam Pérelle (active 1638-1695). Representing the first Bourbon king, it was destroyed during the French Revolution and replaced in 1818 by the current replica made by the sculptor Lemot (1771-1827), who drew on surviving fragments of the original and likely on period views of the square.

On the left bank, we can make out the Collège des Quatre-Nations, now marked by the dome beneath which the members of the Académie française, the 'Immortals', hold their sessions. At the time of the painting, this was, however, the location of the first university in Paris. The Collège aimed to bring together elite students from four regions (Alsace, Artois, Pignerol, and Roussillon). Jacques-Louis David (1748-1825) and d’Alembert (1717-1783) were among its students before the Revolution transformed it into the Committee of Public Safety and later, for a time, into the School of Fine Arts.

On the right, the Grande Galerie of the Louvre is surrounded by scaffolding. Designed by Louis Le Vau (1612-1670) in the 1660s, the façade of the 'gallery along the water' is shown here in a state prior to its present 19th-century appearance. One can see the architect’s grand design, with a projecting central pavilion extending eastward beneath the future colonnade.
This viewpoint was clearly appreciated by artists, as evidenced by the similarly anonymous painting in the Musée Carnavalet (Paris, inv. P.646) and by Stefano della Bella’s 1646 engraving, which also captures this panorama.

Although the painter of this lively scene remains anonymous, it is known that a community of Northern artists living in the Saint-Germain district of Paris introduced this culture of wide, topographical views into the city’s artistic life. The four views painted by Abraham de Verwer (c.1586-1650) between 1639 and 1640 attest to this emerging interest in documenting in detail a city in full expansion (Musée Carnavalet, Paris, inv. P.331, P.332, P.333, P.1730).

荣誉呈献

Hippolyte de la Féronnière
Hippolyte de la Féronnière Head of European Furniture Department

拍品专文

Cette spectaculaire vue de Paris présente avec précision une partie des rives gauche, avec le quai Malaquais, et droite, avec le quai du Louvre, dans un état partiellement disparu aujourd’hui.

La perspective s’ouvre depuis le Pont-Neuf, aujourd’hui plus vieux pont de Paris, mais achevé quelques années avant la réalisation de cette peinture (1607). Ce pont était le premier libre de constructions, à la différence du Pont-Notre-Dame empesé de demeures sous l’Ancien Régime, ou bien du Pont-au-Double reliant la Seine à l’Hôtel-Dieu, effondré en 1709 de surcharge. Ce nouveau pont pouvait accueillir les marchés volants et fluidifier le trafic entre les deux rives du fleuve.

Au centre, on retrouve la statue équestre originale d’Henri IV (1553-1610) réalisée sur le modèle de Giambologna (1529-1606) et déposée en 1614. Cette sculpture avait donné son nom à cette place dégagée, la 'place du cheval de bronze', comme on peut le lire sur une gravure d’époque par Adam Pérelle (actif en 1638-1695). Représentant le premier roi Bourbon, elle fut détruite à la Révolution française, et remplacée en 1818 par la réplique actuelle réalisée par le sculpteur Lemot (1771-1827) qui s’inspira des fragments retrouvés de l’originale et probablement aussi des vues d’époque de la place.

Sur la rive gauche, on distingue le Collège des Quatre-Nations, actuel dôme en dessous duquel se tiennent les assemblées des Immortels de l’Académie française. L’édifice était à l’époque l’emplacement de la première université parisienne. Le Collège se donnait la mission de réunir des élèves d’élite de quatre nations (l’Alsace, l’Artois, le Pignerol et le Roussillon). Jacques-Louis David (1748-1825) ou d’Alembert (1717-1783) comptèrent parmi les étudiants de l’établissement avant que la Révolution ne le transforme en Comité du salut public puis en école des Beaux-Arts pendant un temps.

À droite, la grande galerie du Louvre est cernée d’échafaudages. Conçue par Le Vau (1612-1670) dans les années 1660, la façade de 'la galerie du bord de l’eau' présente un état antérieur à son aspect actuel, hérité du XIXe siècle. On y voit le grand dessin imaginé par l’architecte avec un pavillon central saillant, s'étendant vers l'est pour s'engager sous la future colonnade.
Manifestement, ce point de vue fut apprécié des artistes comme en témoignent la peinture également anonyme conservée au musée Carnavalet (Paris, inv. P.646) ou la gravure de Stefano della Bella de 1646 embrassant également ce panorama.

Si son auteur demeure anonyme, on sait qu’une communauté d’artistes nordiques résidant au quartier Saint-Germain de Paris apportèrent cette culture de vues topographiques aux larges horizons dans la vie artistique parisienne. Les quatre vues peintes par Abraham de Verwer (vers 1586-1650) entre 1639 et 1640 attestent de cet attrait naissant de documenter en détails une ville en plein épanouissement (musée Carnavalet, Paris, inv. P. 331, P. 332, P. 333, P. 1730).

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