PAIRE D'ENCOIGNURES D'ÉPOQUE LOUIS XV
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ESTAMPILLE DE BERNARD II VAN RISAMBURGH, VERS 1750

细节
PAIRE D'ENCOIGNURES D'ÉPOQUE LOUIS XV
ESTAMPILLE DE BERNARD II VAN RISAMBURGH, VERS 1750
En placage d'amarante, bois de rose, bois de violette et ornementation de bronze ciselé et doré, le plateau de marbre brèche d'Alep, la façade à ressaut central ouvrant par un vantail à décor de rinceaux feuillagés découvrant une tablette, ornée d'enroulements et feuilles d'acanthe, le tablier à motif rocaille, reposant sur des pieds cambrés, chacune estampillée 'BVRB' et 'JME' et traces d'estampille illisibles sur les montants avants, portant une marque au feu 'BV' couronné pour le château de Bellevue
H.: 88,5 cm. (35 in.) ; L. 67 cm. (26 ½ in.) ; P. 49 cm. (19 in.)
Bernard II Van Risamburgh, reçu maître en 1733.
来源
Château de Bellevue, d'après la marque au feu BV
Sotheby's Paris, 22 octobre 2008, lot 64.
出版
Bibliographie comparative :
J. Charles, De Versailles à Paris, le destin des collections royales, Catalogue d'exposition, Mairie du Ve arr., Paris, sept. - dec. 1989, Millau, 1989, p. 244 (ill.)
Cat. Exp. Versailles, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Le château de Versailles raconte le Mobilier national : quatre siècles de création, 20 september 2010 – 11 december 2011, p. 196 – 197 (ill.)
更多详情
A PAIR OF LOUIS XV ORMOLU-MOUNTED TULIPWOOD, KINGWOOD AND AMARANTH ENCOIGNURES, STAMPED BY BERNARD II VAN RISAMBURGH, CIRCA 1750

荣誉呈献

Hippolyte de la Féronnière
Hippolyte de la Féronnière Head of European Furniture Department

拍品专文

Cette paire d’encoignures est emblématique du style très personnel et distinctif de Bernard Van Risamburgh à l’apogée de sa carrière : une marqueterie en bois de bout à puissants contrastes de tons, soulignée par des montures de bronzes doré que l’on ne retrouve chez aucun autre ébéniste. Bien que BVRB soit particulièrement réputé pour l’utilisation de matériaux innovants dans son mobilier, tels que la laque et la porcelaine, on lui attribue également la réintroduction de la marqueterie florale inspirée de l’héritage d’André-Charles Boulle. Fils d’un ébéniste allemand, spécialisé dans la fabrication de caisses d’horloge, il francise son nom d’origine Vleeschouwer et fonde son propre atelier en 1733 au faubourg Saint-Antoine. Formé jeune au style Régence et produisant tout le long du règne de Louis XV, il annonce même, par la sage silhouette de ces encoignures et la symétrie de leur marqueterie, l’esthétique Transition et le style Louis XVI qui lui succédera. Très tôt renommé pour la qualité de sa marqueterie et la ciselure de ses bronzes qu’il dessinait lui-même, il rencontre très tôt un grand succès auprès d’une riche clientèle et de la Cour.

Bernard Van Risamburgh réalise de nombreuses encoignures de ce type en collaboration avec le marchand-mercier Lazare Duvaux, répertoriées dans son Livre-journal. L'analyse des livraisons de septembre 1748 à mars 1762 permet de constater que les meubles à marqueterie de fleurs comme cette paire appartiennent plutôt à la décennie 1750. Parmi celles-ci figure notamment une encoignure à la silhouette, l'ornementation de bronze et la marqueterie centrale très comparable à notre paire, aujourd'hui conservée au Mobilier National (Cat. exp. op. cit). Le Livre-journal de Lazare Duvaux cite en outre une paire dont la description évoque la nôtre de manière surprenante : "la paire plaquée en bois violet et satiné, garnie de bronze doré or moulu et baguettes, marbre d'Alep, à 265 livres", ainsi qu'une autre "plaquée en bois de rose et violet, avec cartouches et ornements dorés d'or moulu, marbre brèche d'Alep, à 190 livres." Bien que ces descriptions semblent correspondre en tous points aux nôtres, aucun détail supplémentaire ne nous permet de les identifier précisément, d'autant que Lazare Duvaux a livré d'autres encoignures similaires de BVRB à la famille royale, telles qu'une "armoire d'encoignure" livrée pour la Dauphine à Versailles le 9 avril 1754 et une autre pour Madame de Pompadour, "à pieds de biche, plaquée en bois de rose, garnis de cartouches et ornements dorés d'or moulu, à 180 livres". Il livre une autre encoignure comparable à Madame de Pompadour le 3 juillet 1755 à Compiègne et le 4 août dans l'entresol de son hôtel à Paris, tandis que le 20 mars 1755, il délivre une paire d'encoignures BVRB pour Louis XV à Trianon.

Avec le concours probable de Lazare Duvaux, cette paire fait certainement partie des quelques encoignures livrées par BVRB au château de Bellevue, domaine privilégié de Madame de Pompadour, que Louis XV lui rachète en 1757. Ces encoignures ont donc probablement été réalisées et livrées au château quelques années après son acquisition par Louis XV. À cette date, on trouve d’ailleurs livrées par Joubert le 31 décembre 1757 pour le cabinet de la marquise de Pompadour :

"Deux encoignures de bois violet et rose à placage, à dessus de marbre d'Antin avec entrées de serrures et pieds de bronze doré d'or moulu ayant 14 pouces d'angle sur 33 pouces de haut" (ANMC,O1/3316)

Si cette hauteur de 33 pouces correspond approximativement à la hauteur de notre paire, l’absence de numéro d’inventaire sur la nôtre ne nous permet pas de déduire de façon certaine qu’il s’agit d’elles. En effet, un inventaire a été réalisé en 1763 pour Louis XV au château, lors duquel de nombreuses œuvres répertoriées ont été marquées d’un numéro, telle qu’une encoignure vendue chez Christie’s à Londres le 19 mars 1970, lot 91, puis chez Christie’s à Londres le 16 mars 1999, lot 32, qui portait bien une marque de cet inventaire. De même, une paire d'encoignures comparables aux nôtres, bien que leur marqueterie dépourvue d'élément figuratif présente une plus grande sobriété, avait été commandée vers 1750 lors du premier ameublement du château de Bellevue par Madame de Pompadour ; comme l'encoignure précédente, elle porte la marque au fer du domaine et un numéro d'inventaire (J. Charles, op. cit.).

Le cartouche de cette paire ainsi que ses encadrements de bronze sont remarquablement similaires à ceux de la paire conservée dans la Royal Collection anglaise, estampillée BVRB, et présentant les mêmes montants, motifs de coquilles, guirlandes de feuillages et sabots. L’esthétique de cette marqueterie, caractérisée par un cartouche central de bois clair, ici du bois de rose, orné de branchages fleuris des mêmes bois sombres que ceux du fond (ici, bois de violette et amarante) se retrouve sur de nombreuses autres œuvres de BVRB, telles qu’un petit serre-bijoux vendu chez Christie’s à Paris le 16 novembre 2021 lot 566, une commode vendue chez Christie’s à Londres le 20 octobre 2011 lot 362, ou encore une petite table à écrire vendue chez Christie’s à Londres le 12 novembre 2020 lot 14. Enfin, on retrouve une paire d'encoignures comparables à la nôtre livrée pour le premier ameublement du château de Bellevue commandé par Madame de Pompadour, vers 1750, portant également la marque au feu du château ainsi qu'un numéro d'inventaire.

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