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Connu aujourd’hui avant tout pour ses œuvres sur papier, Georges Wildenstein souligne néanmoins que 'les peintures à l’huile de Moreau sont sans doute le meilleur aspect de son talent… elles ont une franchise de ton, une liberté d’exécution, une vérité infiniment séduisante ; elles sont très supérieures, par ces qualités, à ce qu’on avait pu voir jusque-là dans le paysage français' (G. Wildenstein, Louis Moreau. Un peintre de paysage au XVIIIe siècle, Paris, 1923, p. 31).
Tandis que ces premières œuvres ne représentent que des sujets architecturaux, à l’instar de celles de son maître Pierre-Antoine Demachy (1723-1807), son style connaît une évolution au cours de la décennie suivante. À partir de 1774, son œuvre est marquée par le goût du champêtre et le charme du pastoral.
Ce changement suit les modes de l’époque, qui évoluent d’une conception du paysage et du rôle du paysagiste encore étroitement liés aux ruines antiques, au classicisme de Poussin (1594-1665) et aux scènes d’histoire de Claude Lorrain (1600-1682), vers une vision de la nature affranchie de la volonté humaine. Cette évolution se manifeste aussi bien dans les arts que dans la littérature. L'exemple le plus célèbre étant, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), qui exprime son amour de la nature dans Les Rêveries du promeneur solitaire, publié en 1776, ainsi que dans les Confessions, parues en 1782.
Moreau nous plonge ainsi dans un monde où la nature devient l’égale de l’activité humaine. Les arbres et les buissons se pressent contre les colonnes élégantes du temple éponyme, menaçant presque de l’engloutir entièrement. La seule figure humaine n’est plus le prêtre d’un tableau du Lorrain, lié au dieu de son temple, mais une jardinière œuvrant à la propagation des arbres, une véritable fidèle de la nature.
Tandis que ces premières œuvres ne représentent que des sujets architecturaux, à l’instar de celles de son maître Pierre-Antoine Demachy (1723-1807), son style connaît une évolution au cours de la décennie suivante. À partir de 1774, son œuvre est marquée par le goût du champêtre et le charme du pastoral.
Ce changement suit les modes de l’époque, qui évoluent d’une conception du paysage et du rôle du paysagiste encore étroitement liés aux ruines antiques, au classicisme de Poussin (1594-1665) et aux scènes d’histoire de Claude Lorrain (1600-1682), vers une vision de la nature affranchie de la volonté humaine. Cette évolution se manifeste aussi bien dans les arts que dans la littérature. L'exemple le plus célèbre étant, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), qui exprime son amour de la nature dans Les Rêveries du promeneur solitaire, publié en 1776, ainsi que dans les Confessions, parues en 1782.
Moreau nous plonge ainsi dans un monde où la nature devient l’égale de l’activité humaine. Les arbres et les buissons se pressent contre les colonnes élégantes du temple éponyme, menaçant presque de l’engloutir entièrement. La seule figure humaine n’est plus le prêtre d’un tableau du Lorrain, lié au dieu de son temple, mais une jardinière œuvrant à la propagation des arbres, une véritable fidèle de la nature.
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