ÉCOLE NÉERLANDAISE VERS 1530
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La Messe de saint Grégoire

细节
ÉCOLE NÉERLANDAISE VERS 1530
La Messe de saint Grégoire
huile sur panneau
28,7 x 21,5 cm (11 ¼ x 8 ½ in.)
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NETHERLANDISH SCHOOL CIRCA 1530, THE MASS OF SAINT GREGORY, OIL ON PANEL

The Mass of Saint Gregory, represented on this devotional panel, is one of the most widespread devotional images in Northern Europe at the end of the Middle Ages and the beginning of the sixteenth century. It illustrates a miraculous vision attributed to Pope Gregory the Great (c.540-604), one of the four Fathers of the Latin Church: while celebrating Mass, Christ is said to have appeared to him in the form of the Imago Pietatis - the Man of Sorrows, standing in his tomb and surrounded by the instruments of the Passion.

In accordance with a pictorial convention widespread in the early Sixteenth Century, the mystical apparition of Saint Gregory is here depicted within a sacred cloud, in which episodes and figures from the biblical narrative float, disembodied and displaced: Pontius Pilate and his wife, Judas holding his purse of silver coins, Caiaphas the high priest, the cock that crowed three times, and the column to which Christ was bound. Like revealing pictograms, these elements evoke, without chronological order, the turmoil and ordeal of the climactic sequence of the Passion, which the Mass is intended to commemorate and make present.

This theme was frequently revisited during the decades of the Reformation, when it became an emblem of the enduring doctrine of transubstantiation. The painter, whose identity has not yet been established, was most likely first inspired by the woodcut by Albrecht Dürer (1471-1528), produced in 1511 and widely circulated throughout Europe in the first half of the sixteenth century. The Mass of Saint Gregory by Adriaen Isenbrandt (1480-1551), now in the Prado Museum in Madrid (fig. 1, inv. P001943), is another probable source of reference. Of larger dimensions (72 × 56 cm) than the present painting, Isenbrandt’s work, dated 1515–1530, shares several compositional features with ours: the two men conversing in the background, the cardinal kneeling and holding the papal tiara, as well as a diagonal orientation opening the perspective onto the nave of the church.

While Isenbrandt’s cardinal was inspired by the portrait of Canon Joris van der Paele (c.1370-1443) painted by Jan van Eyck (1390-1441) in his famous altarpiece of 1434-1436 (Groeningemuseum, Bruges, inv. 0000.GRO0161.I), the figure represented here is a noticeably younger man, placed in the foreground and shown from behind in relation to the Church Father. The prominent position given to this figure suggests that he may be the donor of the painting.

荣誉呈献

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

拍品专文

La Messe de saint Grégoire, donnée à voir sur le présent panneau de dévotion, est l’une des images dévotionnelles les plus répandues dans l’Europe du Nord à la fin du Moyen Âge et au début du XVIe siècle. Elle illustre une vision miraculeuse attribuée au pape Grégoire le Grand (vers 540-604), l'un des quatre Pères de l'Église latine : alors qu’il célébrait la messe, le Christ lui serait apparu sous les traits de l’Imago Pietatis – le Christ de douleur, debout dans son tombeau et entouré des instruments de la Passion.

Conformément à une convention picturale répandue au début du XVIe siècle, l'apparition mystique de saint Grégoire est ici figurée au sein d'un nuage sacré, dans lequel flottent, désincarnés et déplacés, des épisodes et des personnages du récit biblique : Ponce Pilate et son épouse, Judas tenant sa bourse de pièces d'argent, Caïphe le grand prêtre, le coq qui chanta trois fois, la colonne à laquelle le Christ fut attaché. Tels des pictogrammes révélateurs, ces éléments évoquent, sans ordre chronologique, le tumulte et l'épreuve de la séquence culminante de la Passion, que la messe est précisément destinée à commémorer et à transmettre.

Ce thème fut maintes fois repris durant les décennies de la Réforme, au cours desquelles il devint l'emblème de la pérennité du dogme de la transsubstantiation. Le peintre, dont l'identité n'a pas encore été établie, s'est vraisemblablement inspiré en premier lieu de la gravure sur bois réalisée par Albrecht Dürer (1471-1528) en 1511, largement diffusée dans toute l'Europe durant la première moitié du XVIe siècle. La Messe de saint Grégoire d'Adriaen Isenbrandt (1480-1551), conservée au Prado à Madrid (fig. 1, inv. P001943), constitue une autre référence probable. De dimensions plus importantes (72 × 56 cm) que le présent tableau, l'œuvre d'Isenbrandt, datée de 1515-1530, partage avec cellui-ci plusieurs caractéristiques compositionnelles : les deux hommes conversant à l'arrière-plan, le cardinal agenouillé tenant le trirègne, ainsi qu'une orientation diagonale ouvrant la perspective sur la nef de l'église.

Si le cardinal d'Isenbrandt était inspiré du portrait du chanoine Joris van der Paele (vers 1370-1443) peint par Jan van Eyck (1390-1441) dans son célèbre retable de 1434-1436 (Groeningemuseum, Bruges, inv. 0000.GRO0161.I), celui représenté ici est un homme sensiblement plus jeune, avancé au premier plan et présenté de dos par rapport au Père de l'Église. La place de choix accordée à cette figure laisse penser qu'il pourrait s'agir du commanditaire du tableau.

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