LOUIS-GABRIEL MOREAU DIT L'AÎNÉ (PARIS 1740-1806)
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LOUIS-GABRIEL MOREAU DIT L'AÎNÉ (PARIS 1740-1806)
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LOUIS-GABRIEL MOREAU DIT L'AÎNÉ (PARIS 1740-1806)

Chaumière dominant une vallée

细节
LOUIS-GABRIEL MOREAU DIT L'AÎNÉ (PARIS 1740-1806)
Chaumière dominant une vallée
huile sur panneau
31,9 x 40,5 cm (12 ½ x 1515⁄16 in.)
来源
Arthur Georges Veil-Picard (1854-1944), Paris, dès au moins 1923 (selon G. Wildenstein, 1923, voir infra) ;
Puis par descendance dans la famille.
出版
G. Wildenstein, Louis Moreau. Un peintre de paysage au XVIIIe siècle, Paris, 1923, p. 63, n°67*, reproduit en noir et blanc pl. 32
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LOUIS-GABRIEL MOREAU CALLED MOREAU THE ELDER, COTTAGE OVERLOOKING A VALLEY, OIL ON PANEL

Although today he is known above all for his works on paper, Georges Wildenstein nevertheless stated that 'Moreau’s oil paintings are undoubtedly the finest aspect of his talent… they possess a frankness of tone, a freedom of execution, an infinitely seductive truthfulness; by virtue of these qualities, they are far superior to anything that had previously been seen in French landscape painting' (G. Wildenstein, 1923, op. cit., p. 31). The paintings by Louis-Gabriel Moreau that appealed to Arthur Georges Veil-Picard indeed display this spirit of freedom, both in their airy compositions and in the very handling of the paint, where one finds brushstrokes that are almost pointillist in character.

Moreau made his entry onto the Parisian art scene in 1760, when he exhibited several works at the Exposition de la Jeunesse, held in the place Dauphine. While these early works depict only architectural subjects, in the manner of his master Pierre-Antoine Demachy (1723-1807), his style evolved over the course of the following decade. From 1774 onward, when the artist, who was briefly lost to view, reappears, his work is marked by a taste for rustic subjects and the charm of the pastoral, as seen in the paintings presented here.

This shift follows the changing fashions of the period, which moved away from a conception of landscape and the role of the landscape painter still closely tied to ancient ruins, the classicism of Poussin (1594-1665), and the historical scenes of Claude Lorrain (1600-1682), toward a vision of nature that was no longer subordinated to human will. This change in perspective can be observed in literature as well as in the visual arts. The 1760 French translation of The Seasons by the Scottish poet James Thomson (1700-1748), a work composed of four poems devoted to the different seasons of the year, enjoyed enormous success in France, where it inspired poets such as Saint-Lambert (1716-1803) and Delille (1738-1813). Most famously, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) expressed his love of nature in Reveries of the Solitary Walker, published in 1776, as well as in The Confessions, which appeared in 1782.

Moreau thus immerses us in a world in which nature takes precedence over human activity. Whether it is a cottage that seems to be made of the same golden foliage growing around it (lot 4), or sculptures surrounded by undergrowth that threatens to engulf them (lot 5), his works present a delicate balance between humanity and nature, one that finds its parallel only in the assurance and shimmering delicacy of the artist’s touch.

荣誉呈献

Pierre Etienne
Pierre Etienne International Director, Deputy Chairman of Christie's France, Old Master Paintings

拍品专文

Connu de nos jours avant tout pour ses œuvres sur papier, Georges Wildenstein déclare néanmoins que les ‘peintures à l’huile de Moreau sont sans doute le meilleur aspect de son talent… elles ont une franchise de ton, une liberté d’exécution, une vérité infiniment séduisante ; elles sont très supérieures, par ces qualités, à ce qu’on avait pu voir jusque-là dans le paysage français’ (G. Wildenstein, 1923, op. cit., p. 31). Et les peintures de Louis-Gabriel Moreau qui ont su séduire Arthur Georges Veil-Picard font preuve de cet esprit de liberté, dans leur compositions aérées, tout comme dans la facture même des œuvres où nous retrouvons des traits de pinceau presque pointillistes.

Moreau fait son entrée sur la scène artistique parisienne en 1760, quand il expose quelques œuvres à l’Exposition de la Jeunesse, qui a lieu place Dauphine. Si ces premières œuvres ne représentent que des sujet architecturaux, à l’instar de son maître Pierre-Antoine Demachy (1723-1807), son style connaît une évolution pendant la décennie qui suit. À partir de 1774, quand on retrouve la trace de l’artiste entre-temps perdue, son œuvre est marquée par le goût du champêtre et la charme du pastoral, comme dans les tableaux ci-présents.

Ce changement suit les modes de l’époque, qui évoluent d’une idée du paysage et du rôle du paysagiste encore étroitement liés aux ruines antiques, au classicisme de Poussin (1594-1665) et aux scènes d’Histoire de Claude Lorrain (1600-1682) vers une vision de la nature qui n’est pas soumise à la volonté humaine. Ce changement de perspective peut être constaté dans l’art tout comme dans la littérature. La traduction en 1760 des Saisons du poète écossais James Thompson (1700-1748), œuvre composée de quatre poèmes consacrés aux différentes saisons de l'année, connaît un énorme succès en France où elle inspire des poètes tels que Saint-Lambert (1716-1803) et Delille (1738-1813). Et le plus célèbre de tous, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) exprime son amour de la nature dans son livre Les Rêveries du promeneur solitaire, publié en 1776, comme dans les Confessions, parues en 1782.

Moreau nous plonge ainsi dans un monde où la nature détrône l’activité humaine. Que ce soit la chaumière qui semble être faite du même feuillage doré qui pousse autour d’elle (lot 4), ou des sculptures entourées par un sous-bois qui menace de les engloutir (lot 5), ses œuvres présentent cet équilibre délicat entre l’homme et la nature qui ne trouve son parallèle que dans la délicatesse de la touche assurée et scintillante de l’artiste.

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