拍品专文
Cette vaste composition s’articule autour d’un cygne aux ailes déployées aux côtés duquel s’accumulent un paon aux plumes irisées, une impressionnante tête de sanglier, un homard dont le teint rougeâtre annonce l’imminence du festin, du petit gibier récemment chassé mais aussi d’abondants paniers de fruits et légumes qui débordent vers le spectateur. Cette nature morte, dont le genre appelle généralement à la contemplation, à la quiétude et à l’inertie, est pourtant, et comme bien souvent chez Frans Snyders (1579-1675), en mouvement. Cette tension narrative tient au fait de la présence d’une chienne qui, avec ses quatre petits, a fait irruption dans le garde-manger. Un autre épagneul vient se joindre au plan, entrainant la grogne de la première.
Loin d’être figée, la vitalité de cette composition est d’autant plus accentuée par la maîtrise exceptionnelle des textures par le maître anversois – duvet du cygne, plumes luisantes du paon, fourrure tachetée des chiens, écailles translucides des poissons – qui le distingue dans la riche tradition des scènes de cuisine et de marché de l’école flamande. La dimension symbolique outrepasse néanmoins le réalisme de la scène : la gourmandise du buffet, la convoitise figurée par le chien, l’orgueil incarné par le paon renvoient à l’héritage moralisant flamand, auquel Snyders confère une ampleur baroque tout anversoise héritée de Pieter Aertsen (1508-1575) et de Joachim Beuckelaer (1534-1574).
Il convient de noter que le Staatliche Kunstsammlungen Dresden conserve une composition très proche du présent tableau (inv. 1192).
Loin d’être figée, la vitalité de cette composition est d’autant plus accentuée par la maîtrise exceptionnelle des textures par le maître anversois – duvet du cygne, plumes luisantes du paon, fourrure tachetée des chiens, écailles translucides des poissons – qui le distingue dans la riche tradition des scènes de cuisine et de marché de l’école flamande. La dimension symbolique outrepasse néanmoins le réalisme de la scène : la gourmandise du buffet, la convoitise figurée par le chien, l’orgueil incarné par le paon renvoient à l’héritage moralisant flamand, auquel Snyders confère une ampleur baroque tout anversoise héritée de Pieter Aertsen (1508-1575) et de Joachim Beuckelaer (1534-1574).
Il convient de noter que le Staatliche Kunstsammlungen Dresden conserve une composition très proche du présent tableau (inv. 1192).
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