Descrizione dettagliata lotto
Beyond their impressive scale, this pair of Louis XV ormolu firedogs, surmounted by a pair of rampant lions conceived as pendants—one tranquil, the other roaring—belongs to an exceptionally rare group. Indeed, the only other known pair of this model is preserved in the state apartments of the Royal Palace of La Granja de San Ildefonso, suggesting a royal provenance for the present pair.
Several examples of an earlier version of the model are nevertheless recorded. They feature the same lion figures as ours but are set on Régence-style bases. One is preserved at the Munich Residenz (inv. A 274a) (fig. 1), another at Waddesdon Manor (inv. WI/II/2), formerly in the collection of Baron Ferdinand de Rothschild, and a third at Lochinch Castle. A further variant of the model, surmounted by rearing horses, is also known. While this version is specifically recorded in the posthumous inventory of Jacques Caffieri, drawn up on 1 December 1755, it is tempting to consider the role the celebrated bronzier may also have played in the conception of the present model with its rampant lions.
The presence of coats of arms on the earlier firedogs suggests that the design of the lions originated in the heraldic repertory. In the present model, however, the escutcheons have been replaced by a richly animated arrangement of scrolling acanthus leaves, reflecting the Rococo taste that flourished during the 1740s.
Outre leur taille impressionnante, cette paire de chenets d'époque Louis XV, surmontée de deux lions rampants en pendant - l’un paisible, l’autre rugissant - s’inscrit dans un corpus rare. En effet, la seule autre paire de ce modèle actuellement connue est conservée dans les salons du palais royal espagnol de La Granja de San Ildefonso, laissant supposer une provenance royale de notre paire.
Quelques exemplaires d’un modèle antérieur sont néanmoins répertoriés. Ils présentent les mêmes figures de lions que les nôtres, mais reposent sur des bases de style Régence. L’un est conservé au Palais de la Résidence de Munich (inv. A 274a) (fig. 1), un autre à Waddesdon Manor (inv. WI/II/2), provenant de l’ancienne collection du baron Ferdinand de Rothschild, et un troisième au Château de Lochinch. Il existe par ailleurs une variante de ce modèle, surmontée de chevaux cabrés. Si cette version aux chevaux est notamment mentionnée dans l’inventaire après décès de Jacques Caffieri (dressé le 1er décembre 1755), on peut légitimement s’interroger sur le rôle qu’aurait joué ce bronzier dans la création du modèle aux lions rampants.
La présence d’armoiries sur les chenets d'époque antérieure suggère que le dessin des lions trouve son origine dans le répertoire héraldique. Dans notre modèle, les écus laissent place à un riche décor de feuilles d’acanthe mouvementées, plus en phase avec le goût rocaille qui s’épanouit dans les années 1740.
Several examples of an earlier version of the model are nevertheless recorded. They feature the same lion figures as ours but are set on Régence-style bases. One is preserved at the Munich Residenz (inv. A 274a) (fig. 1), another at Waddesdon Manor (inv. WI/II/2), formerly in the collection of Baron Ferdinand de Rothschild, and a third at Lochinch Castle. A further variant of the model, surmounted by rearing horses, is also known. While this version is specifically recorded in the posthumous inventory of Jacques Caffieri, drawn up on 1 December 1755, it is tempting to consider the role the celebrated bronzier may also have played in the conception of the present model with its rampant lions.
The presence of coats of arms on the earlier firedogs suggests that the design of the lions originated in the heraldic repertory. In the present model, however, the escutcheons have been replaced by a richly animated arrangement of scrolling acanthus leaves, reflecting the Rococo taste that flourished during the 1740s.
Outre leur taille impressionnante, cette paire de chenets d'époque Louis XV, surmontée de deux lions rampants en pendant - l’un paisible, l’autre rugissant - s’inscrit dans un corpus rare. En effet, la seule autre paire de ce modèle actuellement connue est conservée dans les salons du palais royal espagnol de La Granja de San Ildefonso, laissant supposer une provenance royale de notre paire.
Quelques exemplaires d’un modèle antérieur sont néanmoins répertoriés. Ils présentent les mêmes figures de lions que les nôtres, mais reposent sur des bases de style Régence. L’un est conservé au Palais de la Résidence de Munich (inv. A 274a) (fig. 1), un autre à Waddesdon Manor (inv. WI/II/2), provenant de l’ancienne collection du baron Ferdinand de Rothschild, et un troisième au Château de Lochinch. Il existe par ailleurs une variante de ce modèle, surmontée de chevaux cabrés. Si cette version aux chevaux est notamment mentionnée dans l’inventaire après décès de Jacques Caffieri (dressé le 1er décembre 1755), on peut légitimement s’interroger sur le rôle qu’aurait joué ce bronzier dans la création du modèle aux lions rampants.
La présence d’armoiries sur les chenets d'époque antérieure suggère que le dessin des lions trouve son origine dans le répertoire héraldique. Dans notre modèle, les écus laissent place à un riche décor de feuilles d’acanthe mouvementées, plus en phase avec le goût rocaille qui s’épanouit dans les années 1740.
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