Descrizione dettagliata lotto
Shaped as a shell, more specifically that of the Asian gastropod luosi, this pot-pourri belongs to the long tradition of Chinese turquoise-glaze porcelain. Of Islamic origin, these wares appeared in China as early as the Song dynasty (960–1279) and flourished during the Kangxi period (1662–1722), when the present shell was produced.
When Chinese turquoise porcelain reached France in the eighteenth century, their distinctive colour, known as bleu céleste (“celestial blue”), enjoyed immense popularity, to the point of inspiring the ground colour of the celebrated Vincennes services produced for King Louis XV. Without its ormolu mount, this turquoise porcelain shell closely resembles an unmounted example preserved in the Rijksmuseum, as well as a pair from the Jean-Marie Rossi Collection sold at Sotheby’s Paris, 11 March 2026, lot 161. It may also be compared to the pair preserved in the Residenz, Munich, which shares a similarly coloured glaze although modelled after a different shell species.
Rarer than Chinese celadon or blue-and-white porcelain, these turquoise wares greatly appealed to collectors, who had them mounted in ormolu according to the prevailing taste of the period. The marchands-merciers played an essential role in this process, acting as intermediaries between dealers in Asian porcelain, bronze-workers and the clientele who commissioned such objects.
This fascination with Asian exoticism found a particular expression between the end of the reign of Louis XV and the beginning of that of Louis XVI. In service of the porcelain, the gilt-bronze mounts display remarkable inventiveness while simultaneously revealing a growing restraint of form. On the present shell, the central border speckled with small dots appears intended to evoke delicate water bubbles or the texture of fish scales. The small spiral bronze feet, meanwhile, echo the conchoidal spiral of the shell itself.
The mount of the present shell is consequently later than that of the pair decorated with rocailles in the Walters Art Museum (fig. 1), although the porcelain shells themselves are very closely related. It belongs rather to the Transitional neoclassical style: the rim is framed by twin egg-and-dart borders, while the central frieze of circular motifs displays an almost neo-classical regularity. This mount dates from approximately the same period as the "à la grecque" mounts on a pair of porcelain shells preserved in the Museum of Fine Arts, Boston (65.1860a–b) (fig. 2). It differs from them, however, in one significant respect: their porcelain is not Chinese but Sèvres. The success of turquoise Chinese porcelain in France was such that the Royal Manufactory undertook to imitate it, although it never succeeded in reproducing precisely the distinctive brilliance of the Chinese turquoise glaze. One may notably cite a highly comparable pair of Sèvres porcelain pot-pourri vases mounted in gilt bronze in the mid-eighteenth century, sold from the Houghton Hall collection at Christie's, London, on 8 December 1994, lot 13.
The fascination with these rare Chinese turquoise porcelain shells mounted in ormolu endured throughout the eighteenth century. A pair with mid-eighteenth-century mounts surmounted by small figures of magots appears successively in two distinguished collections during the reign of Louis XVI: first in that of Charles-Louis de Beauchamp, Comte de Merle, sold on 1 March 1784 (lot 177), and subsequently in the collection of Joseph-Hyacinthe-François de Paule de Rigaud, dispersed on 29 November 1787 (lot 215). This pair is almost certainly that now preserved in the Royal Collection at Buckingham Palace (RCIN 3569). Comparable mounted shells were also owned by several of the period's most celebrated collectors, including the Comte de Caylus, one of the foremost advocates of Neo-Classicism, and the English collector Horace Walpole at Strawberry Hill. Marie-Antoinette herself assembled an important group of mounted turquoise porcelain, probably supplied by Dominique Daguerre. When obliged to leave Versailles in 1789, she entrusted these objects once again to the marchand-mercier; the majority are now preserved in the Musée du Louvre.
Among the finest surviving examples using turquoise porcelain from this period is a pair distinguished by its exceptional Neo-Classical ormolu mounts executed by François-Nicolas Vassoult. Formerly in the collection of Augustin Blondel de Gagny at the Place Vendôme, the pair was subsequently acquired by the royal banker Nicolas Beaujon for the Hôtel d'Évreux (now the Palais de l'Élysée), before entering the Rothschild collections at the Château de Ferrières. It was later sold at Sotheby's, New York, 7 February 2025, lot 5. Another closely related pair, mounted in the Neo-Classical taste and surmounted by Fo dogs, may likewise have originated in Blondel de Gagny’s collection before passing into the Qizilbash Collection and being sold at Sotheby's, 28 November 2016, lot 9. So highly prized did these Chinese turquoise porcelain shells remain until the close of the century that they were embellished by the foremost bronziers of the day. Pierre Gouthière created magnificent swan-neck mounts, pierced galleries and lion-paw bases of extraordinary virtuosity for two shells closely related to the present example. Mounted as perfume burners, these masterpieces are today among the highlights of the Musée du Louvre (OA 5182-1).
De la forme d’un coquillage, plus précisément du gastéropode asiatique luosi, ce pot-pourri s’inscrit dans la longue tradition chinoise des porcelaines turquoise. D’origine islamique, elles apparaissent en Chine dès la dynastie Song (960-1279) et se développent lors de l’époque Kangxi (1662-1722), durant laquelle cette coquille a été réalisée.
Lorsque ces porcelaines de Chine turquoise arrivent en France au XVIIIe siècle, leur teinte appelée « bleu céleste » rencontre un immense succès, jusqu’à inspirer le fond des célèbres services de la manufacture de Vincennes pour le Roi Louis XV. Sans sa monture en bronze, cette coquille en porcelaine turquoise est très proche d’une coquille non montée conservée au Rijksmuseum, ou encore d’une paire provenant de la collection Jean-Marie Rossi, vendue chez Sotheby’s le 11 mars 2026 à Paris, lot 161. Elle évoque également la paire conservée au Residenzmuseum de Munich, à l’émail comparable mais d’une autre espèce de coquillage.
Plus rares que les porcelaines chinoises céladon ou bleu et blanc, elles séduisent les collectionneurs, qui les font monter de bronze selon le goût de l’époque. Les marchands-merciers occupent un rôle essentiel dans cet assemblage, en tant qu’intermédiaires entre les commerçants de porcelaine asiatique et les bronziers, mais aussi la clientèle qui leur adresse des commandes.
Cette fascination pour l’exotisme asiatique se traduit d’une manière particulière entre la fin du règne de Louis XV et le début du règne de Louis XVI : au service de la porcelaine, la monture en bronze fait preuve d’une fantaisie originale, mais dans le même temps d’un certain assagissement des formes. Sur ce coquillage, la bordure centrale mouchetée de petits points semble imiter de fines bulles d’eau ou l’effet d’une écaille de poisson. Les petits pieds de bronze en spirale reprennent quant à eux l’enroulement conchoïdal de la conque.
La monture de ce coquillage est ainsi plus tardive que celle de la paire à concrétions rocaille du Walters Art Museum (fig. 1), bien que les deux coquilles soient très ressemblantes. Elle relève ainsi plutôt du style transition : sa bordure est ceinte de deux frises d’oves, et la frise centrale de motifs circulaires est d’une régularité presque néoclassique. Cette monture date approximativement de la même période que celle du style « à la grecque » de la paire de coquillages en porcelaine conservée au Musée des Beaux-Arts de Boston (65.1860a-b) (fig. 2). Elle s’en distingue néanmoins par une différence majeure : leur porcelaine n’est pas de Chine mais de Sèvres. Le succès de ces porcelaines de Chine turquoise en France est tel que la manufacture royale entreprend ainsi de les imiter, sans jamais égaler parfaitement les teintes exactes du turquoise chinois. Il est ainsi possible de citer une paire de pots-pourris en porcelaine de Sèvres très comparables, montés en bronze au milieu du XVIIIe siècle, vendus au sein de la collection de Houghton Hall chez Christie's à Londres le 8 décembre 1994, lot 13.
Cet attrait pour ces rares coquillages en porcelaine de Chine turquoise montés de bronze se poursuit jusqu’à la fin du siècle. Une paire à la monture du milieu du XVIIIe siècle, surmontée d’un petit magot, se retrouve au sein de deux grandes collections sous le règne de Louis XVI : celle de Charles-Louis de Beauchamp, Comte de Merle, avant d’être vendue le 1er mars 1784, lot 177, puis au sein de la collection de Joseph-Hyacinthe-François de Paule de Rigaud, avec laquelle elle sera à nouveau dispersée le 29 novembre 1787, lot 215. Cette paire est certainement celle qui est aujourd’hui conservée au sein de la collection royale anglaise au Buckingham Palace (RCIN 3569). D’autres grands collectionneurs possédaient des coquilles comparables sous le règne de Louis XVI et durant le siècle suivant : le célèbre défenseur du néoclassicisme, le comte de Caylus, ou encore le collectionneur anglais Horace Walpole à Strawberry Hill. Marie-Antoinette détenait elle-même un ensemble important de porcelaines turquoise montées, probablement livrées par Dominique Daguerre. Lorsqu’elle doit quitter Versailles en 1789, elle confie à nouveau ces objets au marchand ; la plupart sont aujourd’hui conservés au Louvre.
Une paire de coquilles de porcelaine de Chine turquoise montées se distingue pendant cette période par sa remarquable ornementation de bronze néoclassique réalisée par François-Nicolas Vassoult : provenant de la collection d’Augustin Blondel de Gagny place Vendôme, elle a ensuite été achetée par le banquier de la Couronne Nicolas Beaujon pour l'hôtel d'Évreux (aujourd’hui le Palais de l’Élysée), puis acquise par la famille Rothschild pour leur Château de Ferrières, avant d’être vendue chez Sotheby’s à New York le 7 février 2025, lot 5. Il existe une autre paire comparable parée d’une monture néoclassique et de chiens Fô, qui pourrait aussi provenir de la collection de Monsieur Blondel de Gagny, avant de rejoindre la collection Qizilbash puis d’être vendue chez Sotheby’s le 28 novembre 2016, lot 9. Ces coquilles en porcelaine de Chine turquoise sont si prisées jusqu’à la fin du siècle qu’elles sont parées des montures des plus grands bronziers : Pierre Gouthière réalise pour deux pièces proches de notre coquillage deux somptueux cols de cygne, une bordure ajourée et un socle à pattes de lions d’une prouesse exceptionnelle. Ces deux coquilles montées en brûle-parfum font aujourd’hui partie des chefs-d’œuvre du Louvre (OA 5182 1).
When Chinese turquoise porcelain reached France in the eighteenth century, their distinctive colour, known as bleu céleste (“celestial blue”), enjoyed immense popularity, to the point of inspiring the ground colour of the celebrated Vincennes services produced for King Louis XV. Without its ormolu mount, this turquoise porcelain shell closely resembles an unmounted example preserved in the Rijksmuseum, as well as a pair from the Jean-Marie Rossi Collection sold at Sotheby’s Paris, 11 March 2026, lot 161. It may also be compared to the pair preserved in the Residenz, Munich, which shares a similarly coloured glaze although modelled after a different shell species.
Rarer than Chinese celadon or blue-and-white porcelain, these turquoise wares greatly appealed to collectors, who had them mounted in ormolu according to the prevailing taste of the period. The marchands-merciers played an essential role in this process, acting as intermediaries between dealers in Asian porcelain, bronze-workers and the clientele who commissioned such objects.
This fascination with Asian exoticism found a particular expression between the end of the reign of Louis XV and the beginning of that of Louis XVI. In service of the porcelain, the gilt-bronze mounts display remarkable inventiveness while simultaneously revealing a growing restraint of form. On the present shell, the central border speckled with small dots appears intended to evoke delicate water bubbles or the texture of fish scales. The small spiral bronze feet, meanwhile, echo the conchoidal spiral of the shell itself.
The mount of the present shell is consequently later than that of the pair decorated with rocailles in the Walters Art Museum (fig. 1), although the porcelain shells themselves are very closely related. It belongs rather to the Transitional neoclassical style: the rim is framed by twin egg-and-dart borders, while the central frieze of circular motifs displays an almost neo-classical regularity. This mount dates from approximately the same period as the "à la grecque" mounts on a pair of porcelain shells preserved in the Museum of Fine Arts, Boston (65.1860a–b) (fig. 2). It differs from them, however, in one significant respect: their porcelain is not Chinese but Sèvres. The success of turquoise Chinese porcelain in France was such that the Royal Manufactory undertook to imitate it, although it never succeeded in reproducing precisely the distinctive brilliance of the Chinese turquoise glaze. One may notably cite a highly comparable pair of Sèvres porcelain pot-pourri vases mounted in gilt bronze in the mid-eighteenth century, sold from the Houghton Hall collection at Christie's, London, on 8 December 1994, lot 13.
The fascination with these rare Chinese turquoise porcelain shells mounted in ormolu endured throughout the eighteenth century. A pair with mid-eighteenth-century mounts surmounted by small figures of magots appears successively in two distinguished collections during the reign of Louis XVI: first in that of Charles-Louis de Beauchamp, Comte de Merle, sold on 1 March 1784 (lot 177), and subsequently in the collection of Joseph-Hyacinthe-François de Paule de Rigaud, dispersed on 29 November 1787 (lot 215). This pair is almost certainly that now preserved in the Royal Collection at Buckingham Palace (RCIN 3569). Comparable mounted shells were also owned by several of the period's most celebrated collectors, including the Comte de Caylus, one of the foremost advocates of Neo-Classicism, and the English collector Horace Walpole at Strawberry Hill. Marie-Antoinette herself assembled an important group of mounted turquoise porcelain, probably supplied by Dominique Daguerre. When obliged to leave Versailles in 1789, she entrusted these objects once again to the marchand-mercier; the majority are now preserved in the Musée du Louvre.
Among the finest surviving examples using turquoise porcelain from this period is a pair distinguished by its exceptional Neo-Classical ormolu mounts executed by François-Nicolas Vassoult. Formerly in the collection of Augustin Blondel de Gagny at the Place Vendôme, the pair was subsequently acquired by the royal banker Nicolas Beaujon for the Hôtel d'Évreux (now the Palais de l'Élysée), before entering the Rothschild collections at the Château de Ferrières. It was later sold at Sotheby's, New York, 7 February 2025, lot 5. Another closely related pair, mounted in the Neo-Classical taste and surmounted by Fo dogs, may likewise have originated in Blondel de Gagny’s collection before passing into the Qizilbash Collection and being sold at Sotheby's, 28 November 2016, lot 9. So highly prized did these Chinese turquoise porcelain shells remain until the close of the century that they were embellished by the foremost bronziers of the day. Pierre Gouthière created magnificent swan-neck mounts, pierced galleries and lion-paw bases of extraordinary virtuosity for two shells closely related to the present example. Mounted as perfume burners, these masterpieces are today among the highlights of the Musée du Louvre (OA 5182-1).
De la forme d’un coquillage, plus précisément du gastéropode asiatique luosi, ce pot-pourri s’inscrit dans la longue tradition chinoise des porcelaines turquoise. D’origine islamique, elles apparaissent en Chine dès la dynastie Song (960-1279) et se développent lors de l’époque Kangxi (1662-1722), durant laquelle cette coquille a été réalisée.
Lorsque ces porcelaines de Chine turquoise arrivent en France au XVIIIe siècle, leur teinte appelée « bleu céleste » rencontre un immense succès, jusqu’à inspirer le fond des célèbres services de la manufacture de Vincennes pour le Roi Louis XV. Sans sa monture en bronze, cette coquille en porcelaine turquoise est très proche d’une coquille non montée conservée au Rijksmuseum, ou encore d’une paire provenant de la collection Jean-Marie Rossi, vendue chez Sotheby’s le 11 mars 2026 à Paris, lot 161. Elle évoque également la paire conservée au Residenzmuseum de Munich, à l’émail comparable mais d’une autre espèce de coquillage.
Plus rares que les porcelaines chinoises céladon ou bleu et blanc, elles séduisent les collectionneurs, qui les font monter de bronze selon le goût de l’époque. Les marchands-merciers occupent un rôle essentiel dans cet assemblage, en tant qu’intermédiaires entre les commerçants de porcelaine asiatique et les bronziers, mais aussi la clientèle qui leur adresse des commandes.
Cette fascination pour l’exotisme asiatique se traduit d’une manière particulière entre la fin du règne de Louis XV et le début du règne de Louis XVI : au service de la porcelaine, la monture en bronze fait preuve d’une fantaisie originale, mais dans le même temps d’un certain assagissement des formes. Sur ce coquillage, la bordure centrale mouchetée de petits points semble imiter de fines bulles d’eau ou l’effet d’une écaille de poisson. Les petits pieds de bronze en spirale reprennent quant à eux l’enroulement conchoïdal de la conque.
La monture de ce coquillage est ainsi plus tardive que celle de la paire à concrétions rocaille du Walters Art Museum (fig. 1), bien que les deux coquilles soient très ressemblantes. Elle relève ainsi plutôt du style transition : sa bordure est ceinte de deux frises d’oves, et la frise centrale de motifs circulaires est d’une régularité presque néoclassique. Cette monture date approximativement de la même période que celle du style « à la grecque » de la paire de coquillages en porcelaine conservée au Musée des Beaux-Arts de Boston (65.1860a-b) (fig. 2). Elle s’en distingue néanmoins par une différence majeure : leur porcelaine n’est pas de Chine mais de Sèvres. Le succès de ces porcelaines de Chine turquoise en France est tel que la manufacture royale entreprend ainsi de les imiter, sans jamais égaler parfaitement les teintes exactes du turquoise chinois. Il est ainsi possible de citer une paire de pots-pourris en porcelaine de Sèvres très comparables, montés en bronze au milieu du XVIIIe siècle, vendus au sein de la collection de Houghton Hall chez Christie's à Londres le 8 décembre 1994, lot 13.
Cet attrait pour ces rares coquillages en porcelaine de Chine turquoise montés de bronze se poursuit jusqu’à la fin du siècle. Une paire à la monture du milieu du XVIIIe siècle, surmontée d’un petit magot, se retrouve au sein de deux grandes collections sous le règne de Louis XVI : celle de Charles-Louis de Beauchamp, Comte de Merle, avant d’être vendue le 1er mars 1784, lot 177, puis au sein de la collection de Joseph-Hyacinthe-François de Paule de Rigaud, avec laquelle elle sera à nouveau dispersée le 29 novembre 1787, lot 215. Cette paire est certainement celle qui est aujourd’hui conservée au sein de la collection royale anglaise au Buckingham Palace (RCIN 3569). D’autres grands collectionneurs possédaient des coquilles comparables sous le règne de Louis XVI et durant le siècle suivant : le célèbre défenseur du néoclassicisme, le comte de Caylus, ou encore le collectionneur anglais Horace Walpole à Strawberry Hill. Marie-Antoinette détenait elle-même un ensemble important de porcelaines turquoise montées, probablement livrées par Dominique Daguerre. Lorsqu’elle doit quitter Versailles en 1789, elle confie à nouveau ces objets au marchand ; la plupart sont aujourd’hui conservés au Louvre.
Une paire de coquilles de porcelaine de Chine turquoise montées se distingue pendant cette période par sa remarquable ornementation de bronze néoclassique réalisée par François-Nicolas Vassoult : provenant de la collection d’Augustin Blondel de Gagny place Vendôme, elle a ensuite été achetée par le banquier de la Couronne Nicolas Beaujon pour l'hôtel d'Évreux (aujourd’hui le Palais de l’Élysée), puis acquise par la famille Rothschild pour leur Château de Ferrières, avant d’être vendue chez Sotheby’s à New York le 7 février 2025, lot 5. Il existe une autre paire comparable parée d’une monture néoclassique et de chiens Fô, qui pourrait aussi provenir de la collection de Monsieur Blondel de Gagny, avant de rejoindre la collection Qizilbash puis d’être vendue chez Sotheby’s le 28 novembre 2016, lot 9. Ces coquilles en porcelaine de Chine turquoise sont si prisées jusqu’à la fin du siècle qu’elles sont parées des montures des plus grands bronziers : Pierre Gouthière réalise pour deux pièces proches de notre coquillage deux somptueux cols de cygne, une bordure ajourée et un socle à pattes de lions d’une prouesse exceptionnelle. Ces deux coquilles montées en brûle-parfum font aujourd’hui partie des chefs-d’œuvre du Louvre (OA 5182 1).
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
