Descrizione dettagliata lotto
This inkstand of rare virtuosity features a curved rosewood veneer, elegantly highlighted by a violet wood frieze and a maple fillet, perfectly following the angles and curves of the two small basins. This technical feat recalls the oeuvre of Joseph Baumhauer or Bernard II van Risenburgh (known as B.V.R.B.); it is unquestionably the creation of a great ébéniste of the Louis XV period. The ebonised walnut of the lower section, admirably contrasting with the brilliance of the gilt-bronzes and the light tones of the rosewood, is reminiscent of the pair of corner cupboards by Bernard II van Risenburgh made for Madame de Pompadour, offered as lot 11 in this sale, partially japanned in black to harmonise with a suite of marquetry furniture, lacquer or European varnish. It is therefore possible to envisage a prestigious commission comprising a suite of furniture conceived in perfect harmony down to the smallest objects, such as this inkstand. The suppleness of the marquetry mirrors the fluidity of the gilt-bronzes, particularly in the dynamism of the elongated foliage that winds its way along the entire length of the inkstand. This ornamental creativity lends support to a possible attribution to Bernard II van Risenburgh, who designed his own gilt-bronzes. One may even discern here a variation of his celebrated scrolling foliage motifs, joined in accolade, the point of which is formed by a central acanthus leaf unfurling almost like a shell. The elongation of the foliate lines and the harmonious symmetry of its form suggest that this inkstand belongs more closely to the restrained rocaille style of the 1750s.
This object accompanied great intellectuals and socialites in their writing. It first belonged to the German-born banker and financier Rodolphe Kann (1845–1905), who assembled one of the most prestigious private art collections of the Belle Époque and, upon his death in 1905, contributed to enriching the collections of several major American museums. This inkstand was subsequently acquired by comte Boni de Castellane (1867–1932), the dashing French aristocrat who married the American heiress Anna Gould and commissioned the construction of the Palais Rose in Paris, furnished with a remarkable ensemble of seventeenth- and eighteenth-century furniture, paintings and works of art. The inkstand was later acquired by Lucien Delplace (1897–1991), a Belgian collector based in Brussels, renowned for his important collection of eighteenth-century French furniture, gilt-bronzes, porcelains and works of art.
An identical model is in the collection of the Musée Jacquemart-André, Paris, and is displayed in the study (inv. MJAP-OA1291).
Cet encrier d’une rare virtuosité comporte un cintrage de placage de bois de rose, élégamment souligné d’une frise de bois de violette et d’un filet d’érable, épousant parfaitement les angles et courbes des deux petits bassins. Cette prouesse technique évoque l’œuvre de Joseph Baumhauer ou de Bernard II van Risenburgh (dit B.V.R.B.); elle est sans conteste la création d’un grand ébéniste de l’époque Louis XV. Le noyer noirci de la partie inférieure, contrastant admirablement avec l’éclat des bronzes et la clarté du bois de rose, n’est pas sans rappeler la paire d’encoignures de Bernard II Van Risenburgh de Madame de Pompadour proposée dans cette vente, lot 11, partiellement vernies de noir pour s’accorder à un ensemble de mobilier marqueté, en laque ou vernis européen. Il est ainsi possible d’imaginer une commande prestigieuse composée d’un ensemble de mobilier conçu en harmonie jusqu’aux plus petits objets tels que cet encrier. La souplesse de la marqueterie est à l’image de la fluidité des bronzes, en particulier du dynamisme de ces feuillages étirés qui serpentent tout le long de l’encrier. Cette créativité ornementale appuie une attribution éventuelle à Bernard II van Risenburgh, qui dessinait lui-même ses bronzes. Il est même permis d’entrevoir ici une variante de ses célèbres enroulements de feuillages, réunis en accolade, dont la pointe est formée par une feuille d’acanthe centrale déployée presque comme une coquille. L’étirement des lignes feuillagées et la symétrie harmonieuse de sa forme laissent penser que cet encrier correspond davantage au style rocaille assagi des années 1750.
Cet objet a accompagné de grands intellectuels dans leur écriture. Il a d’abord appartenu au banquier et financier d’origine allemande Rodolphe Kann (1845-1905), qui a constitué l'une des plus prestigieuses collections d'art privées de la Belle Époque et a contribué à sa mort en 1905 à enrichir les collections de plusieurs grands musées américains. Cet encrier a ensuite été acheté par le comte Boni de Castellane (1867-1932), aristocrate français marié à l'héritière américaine Anna Gould et qui a fait construire le Palais Rose à Paris, meublé d’un remarquable ensemble de mobilier, de tableaux et d'objets d'art des XVIIe et XVIIIe siècles. Cet encrier a ensuite été acquis par Lucien Delplace (1897-1991), collectionneur belge établi à Bruxelles, célèbre pour son importante collection de mobilier, de bronzes, de porcelaines et d’objets d’art français du XVIIIe siècle.
Un modèle identique est conservé au Musée Jacquemart-André à Paris, présenté dans le cabinet de travail (inv. MJAP-OA1291).
This object accompanied great intellectuals and socialites in their writing. It first belonged to the German-born banker and financier Rodolphe Kann (1845–1905), who assembled one of the most prestigious private art collections of the Belle Époque and, upon his death in 1905, contributed to enriching the collections of several major American museums. This inkstand was subsequently acquired by comte Boni de Castellane (1867–1932), the dashing French aristocrat who married the American heiress Anna Gould and commissioned the construction of the Palais Rose in Paris, furnished with a remarkable ensemble of seventeenth- and eighteenth-century furniture, paintings and works of art. The inkstand was later acquired by Lucien Delplace (1897–1991), a Belgian collector based in Brussels, renowned for his important collection of eighteenth-century French furniture, gilt-bronzes, porcelains and works of art.
An identical model is in the collection of the Musée Jacquemart-André, Paris, and is displayed in the study (inv. MJAP-OA1291).
Cet encrier d’une rare virtuosité comporte un cintrage de placage de bois de rose, élégamment souligné d’une frise de bois de violette et d’un filet d’érable, épousant parfaitement les angles et courbes des deux petits bassins. Cette prouesse technique évoque l’œuvre de Joseph Baumhauer ou de Bernard II van Risenburgh (dit B.V.R.B.); elle est sans conteste la création d’un grand ébéniste de l’époque Louis XV. Le noyer noirci de la partie inférieure, contrastant admirablement avec l’éclat des bronzes et la clarté du bois de rose, n’est pas sans rappeler la paire d’encoignures de Bernard II Van Risenburgh de Madame de Pompadour proposée dans cette vente, lot 11, partiellement vernies de noir pour s’accorder à un ensemble de mobilier marqueté, en laque ou vernis européen. Il est ainsi possible d’imaginer une commande prestigieuse composée d’un ensemble de mobilier conçu en harmonie jusqu’aux plus petits objets tels que cet encrier. La souplesse de la marqueterie est à l’image de la fluidité des bronzes, en particulier du dynamisme de ces feuillages étirés qui serpentent tout le long de l’encrier. Cette créativité ornementale appuie une attribution éventuelle à Bernard II van Risenburgh, qui dessinait lui-même ses bronzes. Il est même permis d’entrevoir ici une variante de ses célèbres enroulements de feuillages, réunis en accolade, dont la pointe est formée par une feuille d’acanthe centrale déployée presque comme une coquille. L’étirement des lignes feuillagées et la symétrie harmonieuse de sa forme laissent penser que cet encrier correspond davantage au style rocaille assagi des années 1750.
Cet objet a accompagné de grands intellectuels dans leur écriture. Il a d’abord appartenu au banquier et financier d’origine allemande Rodolphe Kann (1845-1905), qui a constitué l'une des plus prestigieuses collections d'art privées de la Belle Époque et a contribué à sa mort en 1905 à enrichir les collections de plusieurs grands musées américains. Cet encrier a ensuite été acheté par le comte Boni de Castellane (1867-1932), aristocrate français marié à l'héritière américaine Anna Gould et qui a fait construire le Palais Rose à Paris, meublé d’un remarquable ensemble de mobilier, de tableaux et d'objets d'art des XVIIe et XVIIIe siècles. Cet encrier a ensuite été acquis par Lucien Delplace (1897-1991), collectionneur belge établi à Bruxelles, célèbre pour son importante collection de mobilier, de bronzes, de porcelaines et d’objets d’art français du XVIIIe siècle.
Un modèle identique est conservé au Musée Jacquemart-André à Paris, présenté dans le cabinet de travail (inv. MJAP-OA1291).
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