Descriptif du lot
Cette aquarelle inédite, connue uniquement par sa mention dans le catalogue raisonné d’Alfred Robaut publié en 1885, s’inscrit pleinement dans l’univers romantique et animalier d’Eugène Delacroix, dont les scènes de combats entre fauves et chevaux constituent l’un de ses thèmes de prédilection.
L’œuvre doit être rapprochée de plusieurs compositions connues de l’artiste autour du même motif, notamment du célèbre tableau Cheval attaqué par une lionne, de l’ancienne collection d’Étienne Moreau-Nélaton, daté du début des années 1840 et gravé par son élève Edmé Saint-Marcel en 1843 (Paris, musée du Louvre, inv. RF 1653 ; D. Font-Réaulx (dir.), Delacroix en héritage. Autour de la collection Moreau-Nélaton, cat. exp., Paris, musée Delacroix, 2013, n° 46). La vente après décès de l’artiste du 22-27 février 1864, mentionne également plusieurs dessins et aquarelles consacrés à des sujets analogues, parmi lesquels Lion dévorant un cheval (lot 478), Panthère couchée près d’un cheval mort (lot 489) et Tigre renversant un cheval (lot 491), témoignant de l’importance de ce thème iconographique chez Delacroix.
Nourri par l’étude des animaux à la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, l’artiste y développe une vision profondément romantique de la nature, où énergie, sauvagerie et tragédie se mêlent dans un même élan pictural. Cette aquarelle peut également être rapprochée des recherches contemporaines d’Antoine-Louis Barye, avec qui Delacroix partageait une passion pour la représentation de la faune sauvage. Les deux artistes allaient ainsi ensemble à la Ménagerie pour examiner, étudier et esquisser les animaux vivants et morts. Barye traita un sujet comparable dans une aquarelle représentant un Tigre dévorant un cheval, conservé au Petit Palais à Paris (inv. PPD1030), selon un point de vue et une technique graphique différents mais animé de la même intensité dramatique.
Delacroix met toute son énergie dans ces combats où règne un forte sensation de mouvement et de puissance grâce à une palette de couleurs vigoureuses et un trait rapidement esquissé. L’artiste évoque ainsi dans son Journal, le 12 octobre 1854, toute l’émotion que lui procure la réalisation de ses combats d’animaux: ‘Travaillé toute la journée jusqu’à trois heures passées avec frénésie. Je ne pouvais m’en détacher. J’ai avancé le Combat du lion et du tigre’ (E. Delacroix, Journal, Paris, réédition 1996, p. 483).
Fig. 1: E. Delacroix, Cheval attaqué par une lionne, huile sur toile, Paris, musée du Louvre
Fig. 2: A.-L. Barye, Tigre dévorant un cheval, graphite, aquarelle, Paris, Petit Palais
L’œuvre doit être rapprochée de plusieurs compositions connues de l’artiste autour du même motif, notamment du célèbre tableau Cheval attaqué par une lionne, de l’ancienne collection d’Étienne Moreau-Nélaton, daté du début des années 1840 et gravé par son élève Edmé Saint-Marcel en 1843 (Paris, musée du Louvre, inv. RF 1653 ; D. Font-Réaulx (dir.), Delacroix en héritage. Autour de la collection Moreau-Nélaton, cat. exp., Paris, musée Delacroix, 2013, n° 46). La vente après décès de l’artiste du 22-27 février 1864, mentionne également plusieurs dessins et aquarelles consacrés à des sujets analogues, parmi lesquels Lion dévorant un cheval (lot 478), Panthère couchée près d’un cheval mort (lot 489) et Tigre renversant un cheval (lot 491), témoignant de l’importance de ce thème iconographique chez Delacroix.
Nourri par l’étude des animaux à la Ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, l’artiste y développe une vision profondément romantique de la nature, où énergie, sauvagerie et tragédie se mêlent dans un même élan pictural. Cette aquarelle peut également être rapprochée des recherches contemporaines d’Antoine-Louis Barye, avec qui Delacroix partageait une passion pour la représentation de la faune sauvage. Les deux artistes allaient ainsi ensemble à la Ménagerie pour examiner, étudier et esquisser les animaux vivants et morts. Barye traita un sujet comparable dans une aquarelle représentant un Tigre dévorant un cheval, conservé au Petit Palais à Paris (inv. PPD1030), selon un point de vue et une technique graphique différents mais animé de la même intensité dramatique.
Delacroix met toute son énergie dans ces combats où règne un forte sensation de mouvement et de puissance grâce à une palette de couleurs vigoureuses et un trait rapidement esquissé. L’artiste évoque ainsi dans son Journal, le 12 octobre 1854, toute l’émotion que lui procure la réalisation de ses combats d’animaux: ‘Travaillé toute la journée jusqu’à trois heures passées avec frénésie. Je ne pouvais m’en détacher. J’ai avancé le Combat du lion et du tigre’ (E. Delacroix, Journal, Paris, réédition 1996, p. 483).
Fig. 1: E. Delacroix, Cheval attaqué par une lionne, huile sur toile, Paris, musée du Louvre
Fig. 2: A.-L. Barye, Tigre dévorant un cheval, graphite, aquarelle, Paris, Petit Palais
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