Susan Rothenberg

Lorsque l’artiste américaine Susan Rothenberg est décédée en mai 2020, les nécrologies l’ont décrite comme une artiste pionnière qui a été à l’origine d’un retour influent à la figuration au milieu des années 1970.

Les peintures, gravures et dessins de Rothenberg, au trait libre et gestuel, généralement épurés, austères et déclinés dans une palette de rose, de noir et de blanc, s’opposaient à l’art minimaliste, bien plus en vogue à l’époque, qui émergeait de New York. « Nous avons mûrement réfléchi aux règles que nous enfreignions », avait-elle confié à la critique du New York Times, Roberta Smith, en 1986.

Née à New York en 1945, Susan Rothenberg s’est découvert sa passion dès son plus jeune âge grâce à ses visites à la galerie Albright-Know, dans sa ville natale de Buffalo. En 1965, elle a obtenu une licence en beaux-arts à l’université Cornell de New York. Peu après, elle s’est lancée dans l’art de la performance aux côtés de Joan Jonas.

En 1974, Rothenberg avait peint son premier tableau représentant un cheval — un sujet qui allait définir sa carrière. « Quand on regarde l’image d’un cheval, on y associe la puissance, le mouvement, la lourdeur », expliquait-elle en évoquant des œuvres comme Butterfly (1976), aujourd’hui conservée à la National Gallery of Art de Washington, D.C.

Rothenberg a présenté sa première exposition personnelle en 1975 au 112 Greene Street à New York. Cette exposition, qui comprenait trois grandes peintures de chevaux, a été saluée pour avoir introduit une imagerie symbolique dans l’abstraction minimaliste. Le critique Peter Schjeldahl a qualifié cette exposition d’« eureka », ajoutant que « la simple référence à quelque chose qui existe réellement était étonnante ».

Au cours des années 1980, le répertoire de Rothenberg s’est élargi pour inclure des corps humains et d’autres animaux. En 1990, elle s’est installée à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, avec son mari, l’artiste Bruce Nauman. C’est là qu’elle a commencé à peindre des paysages et qu’elle a introduit une palette plus complexe dans son œuvre. Ses tableaux de cette période sont souvent comparés à l’œuvre de Georgia O’Keeffe, qui avait peint ces mêmes paysages un demi-siècle plus tôt.

Rothenberg a participé à trois éditions de la Biennale de Whitney (1979, 1983, 1985), ainsi qu’à la Biennale de Venise (1980) et à la Documenta (1992). Entre 1983–85, la rétrospective Susan Rothenberg a fait le tour du Los Angeles County Museum of Art, du San Francisco Museum of Art, du Carnegie Institute de Pittsburgh, de l’Institute of Contemporary Art de Boston, de l’Aspen Center for the Visual Arts, du Detroit Institute of Arts, du Virginia Museum of Fine Arts et de la Tate Gallery à Londres.

Le record aux enchères de Rothenberg s’élève à 1 496 000 dollars, somme versée en 2007 pour Diagonal (1975), une peinture représentant un cheval au galop.

SUSAN ROTHENBERG (1945-2020)

United States II

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Untitled Drawing #48

Susan Rothenberg (b. 1945)

Running with Leg

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Three prints by the artist

SUSAN ROTHENBERG

Untitled (May #4) (M. 6)

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Four Green Lines (Maxwell 18)

SUSAN ROTHENBERG (1945-2020)

Four prints by the artist

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Untitled (May #3) (Maxwell 5)

SUSAN ROTHENBERG (1945-2020)

Between the Eyes

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Untitled (May #1) (Maxwell 3)

SUSAN ROTHENBERG

Black Water (M. 25)

SUSAN ROTHENBERG

Puppet (M. 16)

SUSAN ROTHENBERG (B. 1945)

Four Green Lines

SUSAN ROTHENBERG

Three Parts

SUSAN ROTHENBERG (1945-2020)

Little Heads and Hands

SUSAN ROTHENBERG

Four Rays (M. 15)