Kiefer a passé sa petite enfance à Donaueschingen, au milieu des décombres laissés par les bombardements de la ville. Il a d’abord étudié le droit et les langues avant de se consacrer à l’art, et a été influencé par ses premiers contacts avec Joseph Beuys.
Dès le début, Kiefer s’est penché sur les questions de la mémoire collective, s’interrogeant sur ce que signifiait être un artiste allemand au lendemain de l’Holocauste. Bon nombre de ses peintures prenaient la forme de paysages, évoquant le spectre du romantisme allemand. Ces œuvres d’art sont toutefois devenues des topographies physiques à part entière, forgées à partir de matériaux tactiles tels que le plomb, le verre, la paille, le bois, la matière végétale, les cendres et la terre. Ses terrains étaient brisés et meurtris, souvent hantés par des figures fantomatiques ou des traces de l’architecture du Troisième Reich. En même temps, une nouvelle vie frémissait à leur surface, animée par l’ e la puissance symbolique et alchimique de leurs matériaux.
Au fil de son œuvre, Kiefer a exploré un vaste répertoire d’images et d’idées récurrentes. La mythologie allemande et nordique — souvent filtrée à travers les opéras de Richard Wagner — est mise en confrontation avec la Bible, la Kabbale et la poésie de Paul Celan et d’Ingeborg Bachmann. Des figures telles que Margarete, Shulamith et Lilith, jusqu’à Brunhilde et la femme de Lot, arpentent ses vastes mondes cosmiques, naviguant entre ciel et terre. Les fréquentes références aux palettes et aux livres — notamment ses sculptures Book with Wings et son œuvre élégiaque Breaking of the Vessels (1990) — en viendront à symboliser la pérennité de l’art et du savoir.
En 1992, Kiefer s’installe à Barjac, dans le sud de la France, où il transforme une usine de soie désaffectée en un complexe d’ateliers. Depuis 2007, il vit et travaille à Paris. Ses œuvres ont obtenu d’excellents résultats chez Christie’s : Dem Unbekannten Maler (1983) et Laßt tausend Blumen blühen! (1999) comptent parmi ses plus hautes cotes aux enchères. Il continue d’exposer en vue, avec des installations remarquables au Palazzo Ducale de Venise et au Grand Palais Éphémère à Paris.
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Schwarze Ähren (Black Stalks)
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Jak makiem zachoú (Silence, like sowing poppy seeds)
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Et la terre tremble encore (And the earth still trembles )
Anselm Kiefer (b. 1945)
Dem Unbekannten Maler (To the Unknown Painter)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Grab des unbekannten Malers (Tomb of the Unknown Painter)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Laßt tausend Blumen blühen (Let a thousand flowers bloom)
Anselm Kiefer (B. 1945)
Malen = Verbrennen
Anselm Kiefer (b. 1945)
Laßt tausend Blumen blühen! (Let a Thousand Flowers Bloom)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Eisen-Steig
Anselm Kiefer (b. 1945)
Le Dormeur du val (The Sleeper in the Valley)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Athanor
Anselm Kiefer (b. 1945)
Urd, Werdandi, Skuld
Anselm Kiefer (b. 1945)
Beschwert sind die östlichen Himmel mit Seidengewebe... The Eastern Skies are Laden with Silk...
Anselm Kiefer (b. 1945)
Die Ungeborenen (The Unborn)
Anselm Kiefer (né en 1945)
fü r Paul Celan
Anselm Kiefer (b. 1945)
Die Frauen der Antike (The Woman of Antiquity)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Die Fünftörichten Jungfrauen [The Five Foolish Virgins]
Anselm Kiefer (b. 1945)
Makulisten, Immakulisten
Anselm Kiefer (B. 1945)
Dein Goldenes Haar, Margarete
Anselm Kiefer (B. 1945)
Der Ölberg
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Schlange (Snake)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Aphrodite
Anselm Kiefer (b. 1945)
Dein und mein Alter und das Alter der Welt (Your age and my age and the age of the world)
ANSELM KIEFER (B. 1945)
DIE GROSSE FRACHT (THE HEAVY CARGO)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Der Rhein
Anselm Kiefer (b. 1945)
DIE GROSSE FRACHT (THE HEAVY CARGO)
Anselm Kiefer (B. 1945)
Lorelei
Anselm Kiefer (b. 1945)
Des Malers Atelier
Anselm Kiefer (b. 1945)
La notte di Lia
Anselm Kiefer (b. 1945)
Maria
Anselm Kiefer (b. 1945)
Todtnauberg
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Odi Navali
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Leviathan
Anselm Kiefer (b. 1945)
Das Alwis-Lied (The Song of Alvis)
Anselm Kiefer (né en 1945)
Dein Haus ritt die finstere Welle
Anselm Kiefer (b. 1945)
Lasst tausend Blumen blühen (Let a Thousand Flowers Bloom)
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Das Balder Lied
ANSELM KIEFER (B. 1945)
FOR ROBERT FLUDD THE SECRET LIFE OF PLANTS
Anselm Kiefer (né en 1945)
Voyage au bout de la nuit
Anselm Kiefer (b. 1945)
Naglfar
Anselm Kiefer (b. 1945)
Das Rheingold
Anselm Kiefer (b. 1945)
Sefer Hechaloth
Anselm Kiefer (b. 1945)
Teutoburger Wald (Wege der Weltweisheit)
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Er trägts wie man Tote trägt auf den Händen. Er trägts wie der Himmel mein Haar trug im Jahr, da ich liebte (He wears it as one wears the dead on one’s hands. He wears it as heaven wore my hair in the year when I loved)
Anselm Kiefer (b. 1945)
The Secret Life of Plants
ANSELM KIEFER (NÉ EN 1945)
Merkaba
Anselm Kiefer (b. 1945)
Dein Blondes Haar, Margarete
ANSELM KIEFER (B. 1945)
Maria im Rosen Haag (Mary in the Rose Garden)
Anselm Kiefer (b. 1945)
Phoenix